Les températures, parfois records, des dernières semaines ne sont pas une mauvaise affaire pour tout le monde. Alors que la canicule de 2003 avait coûté entre 15 et 30 milliards deuros à léconomie française, selon un rapport sénatorial, il est encore trop tôt pour faire un bilan global des fortes chaleurs qui sabattent sur le pays. Mais en attendant, certains tirent leur épingle du jeu.
A commencer par les industriels de la glace. Lors du précédent épisode caniculaire qui sest déroulé à la fin du mois dernier, les ventes de glaces en bacs ont bondi de 46,4% du 24 au 30 juin par rapport à lannée précédente, selon linstitut Nielsen. Les glaces en bâtonnets ou en cônes ont enregistré un bond de 33%. Encore fallait-il pouvoir en trouver ! Face à un afflux de demande, les références de glaces étaient manquantes en rayon dans 18% des cas, explique Nielsen. Les industriels se frottent déjà les mains avec une croissance du chiffre daffaires qui devrait frôler les 10% pour cette année grâce aux deux semaines de canicule de cet été.
Gros succès aussi pour leau plate (+33%). Les soupes fraîches du type gaspacho ont elles aussi été plébiscitées (+27%). Mais contrairement à ce que lon pourrait penser, certains produits ne sont pas à la fête. Cest le cas de la bière. « Lorsqu'il fait beau, on vend plus, mais pas lorsqu'il fait trop chaud, les consommateurs préfèrent l'eau », reconnaît le groupe Heineken, interrogé par Les Echos.
Dans le non-alimentaire aussi, il y a des gagnants, comme les rayons de ventilateurs et de climatiseurs qui ont été dévalisés avec un chiffre daffaires multiplié par 6 la dernière semaine de juin par rapport à la même période de l'an dernier ! Les ventes de brumisateurs ont aussi explosé : +402% ! Les chiffres de ventes qui seront divulgués la semaine prochaine sur lépisode caniculaire en cours devraient confirmer cette tendance.














