Des rabais qui nétaient vraiment pas passés inaperçus. Cétait certainement lobjectif dIntermarché qui avait proposé, en janvier 2018, dans plusieurs de ses magasins, des pots de Nutella à 1,41 euros contre 4,70 euros en temps normal, soit une promotion de 70%.
Dans la foulée, de grosses ristournes avaient aussi été consenties sur dautres produits dappel comme les couches Pampers ou encore le café moulu Carte Noire. Mais lopération commerciale s'était au final retournée contre lenseigne. En effet, les scènes, diffusées sur les réseaux sociaux, de clients se ruant dans les linéaires, en venant parfois même aux mains pour arracher des produits soldés, avaient entraîné une grosse polémique. « Ils se sont acharnés comme des animaux. Une femme sest fait tirer les cheveux, une dame âgée a pris un carton sur la tête, une autre avait la main en sang. Cétait horrible », témoignait alors une cliente auprès du quotidien régional Le Progrès. Le gouvernement était alors monté au créneau fustigeant la politique de promotions très agressives d'Intermarché.
A raison, puisque la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a annoncé hier lors de la présentation de son rapport annuel quelle avait mis à lamende Intermarché pour ne pas avoir respecté la réglementation relative à linterdiction de revente à perte. Lenseigne a reconnu ses torts et a accepté de payer, au mois de juin, une transaction pénale de 375 000 euros, le maximum prévu pour cette infraction.














