759 millions deuros levés en 244 opérations au 1er semestre 2015, contre 452 millions un an auparavant. « 2015 devrait bel et bien être une nouvelle année de référence en termes dinvestissements auprès des start-up, » indique le dernier baromètre EY du capital risque en France. Et pour les fintech françaises, cette année risque bien dêtre aussi à marquer dune pierre blanche : 10 levées de fonds sy sont bouclées sur les 6 premiers mois 2015, pour un montant total de 56 millions deuros. Un « score » qui permet au secteur de se hisser dans le top 5 du capital risque en France, derrière la technologie (234 millions), les services internet (178 millions), les logiciels (126 millions) et les « life sciences » (82 millions).
31 millions d'euros pour Prêt d'Union
« Ce secteur a notamment été porté par laccélération des investissements dans le secteur du crowdfunding tels que la plateforme Internet de crédits entre particuliers Prêt dUnion », explique-t-on chez Ernst & Young. Il est vrai que la levée « record » de cette plateforme de crédit 31 millions deuros, deuxième plus gros investissement tous secteurs confondus pèse lourd dans les résultats de ce premier semestre 2015.
Le baromètre de la société détude est dailleurs, pour loccasion, enrichi dune interview de Geoffroy Guigou, DG et co-fondateur de Prêt dUnion. Lequel avoue que cette levée de fonds a dépassé ses prévisions de départ et avoir constaté un fort intérêt de la part des investisseurs français et anglo-saxons. Résultat : lentreprise affiche désormais lambitieux objectif de doubler son activité tous les ans pendant 4 années et de devenir « la première plateforme paneuropéenne de désintermédiation de crédit à la consommation ». « Le secteur des services financiers est lun des derniers secteurs à avoir été atteint par les bouleversements du digital, » ajoute le DG de Prêt dUnion. « Et comme nous ne sommes actuellement quaux prémices de cette révolution, vastes sont donc les champs dopportunités dans ce secteur ! »















