L'essentiel

  • Le Budget 2027 devrait être présenté fin septembre, avec pour objectif de limiter le déficit public à moins de 5%.
  • Un gel partiel des pensions de retraite est évoqué par le ministre de l'Économie, pouvant rapporter jusqu'à 1,5 milliard d'euros.
  • D'autres mesures incluent la réduction des niches fiscales et des modifications des politiques familiales.

Le Budget 2027 devrait être présenté en Conseil des ministres le 30 septembre prochain, avec un objectif : limiter le déficit public à moins de 5%.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses pistes sont évoquées, à commencer par le gel partiel des pensions de retraite. Cette piste, évoquée par le ministre de l'Économie Roland Lescure, est hautement sensible. L'année dernière, François Bayrou, alors Premier ministre, voulait faire une année blanche avec le gel des pensions et des prestations sociales. Un souhait finalement balayé par l'Assemblée nationale.

Néanmoins, une partie de la gauche pourrait aller dans ce sens, sous certaines conditions. Dans une tribune publiée dans l'Opinion, Jérôme Guedj ouvre la porte à une sous-indexation des pensions de retraite s'il y a « un effort partagé équitablement avec les entreprises, les détenteurs de patrimoine et les géants de l'IA et du numérique, et pas porté par les seuls retraités ».

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Une sous-indexation des pensions de retraite de plus de 3 000 euros brut par mois à hauteur de la moitié de l'inflation pourrait rapporter 700 millions d'euros (et jusqu'à 1,5 milliard d'euros au-dessus de 2 000 euros brut par mois), selon les calculs d'Anthony Morlet-Lavidalie, économiste en charge de la France chez Rexecode, pour Les Échos.

Réduction des niches fiscales

Selon nos confrères, Sébastien Lecornu a également testé, auprès de plusieurs personnes, l'hypothèse d'une réduction de 10% de l'ensemble des niches fiscales. Une information démentie par l'entourage du Premier ministre, qui précise que « les arbitrages ne se font pas à la découpe et par petits bouts pendant le mois d'août, mais en septembre dans une cohérence d'ensemble ».

Les plus grosses niches pourraient être visées, comme celle liée au crédit d'impôt pour l'emploi à domicile (7,2 milliards d'euros) et sur l'abattement de 10% sur les pensions de retraite (4,7 milliards d'euros).

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D'autres mesures sur les politiques familiales

Une dizaine de mesures, également suggérées par l'Inspection générale des finances (IGF) et l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), visent les politiques familiales. Elles pourraient permettre d'économiser 4,2 milliards d'euros d'ici dix ans (dont 2,5 milliards d'euros à court terme).

« Certains dispositifs des politiques familiales sont mal calibrés ou sans effet sur l'objectif théoriquement visé, qu'il s'agisse de redistribution ou de soutien à la natalité », indique le rapport, tandis que « d'autres produisent des inégalités de traitement entre familles ou situations équivalentes ».

Parmi les dix mesures proposées, quatre peuvent être intégrées au projet de loi de finances (PLF) et une au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Les auteurs du rapport proposent notamment de supprimer la réduction d'impôt pour frais de scolarité (450 millions d'euros d'économie), de supprimer la demi-part fiscale dont bénéficient les contribuables ayant été parents isolés (690 millions d'euros) et d'aligner le régime fiscal des parents veufs sur le régime fiscal des familles monoparentales (50 millions d'euros).