« On ne jouera pas avec le budget alors que la France est au bord du gouffre financier », affirme Laurent Wauquiez dans un entretien aux Echos, dénonçant « les postures irresponsables du RN comme de la gauche qui pratiquent avant la présidentielle le chantage à la censure ».

Les députés LR, eux, vont se « battre pour supprimer les hausses d'impôts sur les particuliers comme sur les entreprises », promet-il, « mais on ne pratiquera pas le petit jeu de la censure ».

Estimant avoir « le devoir de sortir un texte avec des vraies économies pour protéger la France d'une crise financière », il tend la main au Rassemblement national. « Je pose cette question simple au RN : êtes-vous prêts à voter le plan d'économies que nous proposons ? », explique-t-il.

Au-delà des 43 milliards d'euros d'effort proposés par le gouvernement, M. Wauquiez propose un plan d'économies de 20 milliards, qui passera par « la suppression de 50.000 postes de fonctionnaires, soit un effort de 3 milliards d'euros », et une coupe de « 5 milliards d'euros sur ces agences à l'origine de ces normes qui rendent la vie économique impossible ».

Il souhaite aussi « mettre un terme à l'assistanat généralisé qui décourage le travail », en limitant notamment le RSA « à deux ans pour ceux qui sont capables de reprendre un travail », un chantier qui rapporterait 7 milliards selon lui.

Il souhaite aussi s'attaquer aux « abus de l'indemnisation chômage ou des ruptures conventionnelles » et veut plafonner « toutes les aides sociales à 70 % du SMIC fusionnées en une aide unique ».

En matière d'immigration, M. Wauquiez propose aussi de « revoir l'hébergement d'urgence, transformer l'aide médicale d'Etat en aide d'urgence, conditionner à deux ans l'accès aux aides sociales pour économiser 5 milliards d'euros ».

Avec ces économies, « il n'y a pas besoin de ponctionner les retraités », assure-t-il, convaincu qu'« augmenter la fiscalité sur les retraités comme sur les entreprises n'est pas la bonne solution ».