L'Institut national de la statistique attribue cette modération des prix principalement au fort ralentissement des prix de l'énergie, dont la hausse sur un an est revenue à 11,0% en juin, après 16,6% en mai.

A la mi-juin, l'Iran et les Etats-Unis ont notamment signé un protocole d'accord dans le cadre de la guerre entamée fin février, qui a fait nettement baisser les prix du pétrole.

L'inflation des services a également ralenti, à 1,9% sur un an après 2,1% en mai, notamment en raison d'une moindre hausse des prix des transports et des communications.

Les prix de l'alimentation ont eux aussi poursuivi leur ralentissement pour le cinquième mois consécutif, à +0,9% sur un an contre +1,1% en mai, tandis que les prix du tabac ont légèrement accéléré à +3,3% après +3,2%.

L'Insee souligne également une accentuation de la baisse des prix des produits manufacturés (-1,1% sur un an après -0,6% en mai), en partie liée à un effet de calendrier : trois jours de soldes sont entrés cette année dans la période prise en compte pour le calcul de l'inflation de juin, contre aucun en 2025.

Sur un mois, les prix à la consommation ont finalement reculé de 0,3% en juin, après une hausse de 0,1% en mai. Cette baisse est un peu plus marquée que dans l'estimation provisoire publiée le 30 juin, qui faisait état d'un recul de 0,2%.

Ce repli mensuel s'explique principalement par une chute des prix de l'énergie (-4,2% sur un mois), tirée par celle des produits pétroliers (-7,0%). Les prix de l'alimentation et des produits manufacturés ont aussi légèrement diminué en juin.

L'inflation sous-jacente, qui exclut les produits aux prix les plus volatils, a fortement ralenti à 1,0% sur un an en juin, contre 1,5% en mai.

L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons entre pays de zone euro, a quant à lui progressé de 2,0% sur un an en juin après 2,8% en mai, tandis qu'il a reculé de 0,3% sur un mois après +0,1% en mai.