« Nous aurons l'occasion, sous une quinzaine de jours, d'évidemment transmettre à votre commission les mesures de freinage de la dépense que le gouvernement sera amené à prendre », et qui « correspondent très exactement au coût de la crise » au Moyen-Orient estimé à 6 milliards d'euros par le gouvernement, a-t-il dit, précisant que « les arbitrages sont en cours ».

Il s'exprimait devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale aux côtés du ministre de l'Economie, Roland Lescure, pour présenter un projet de loi relatif aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l'année 2025, et le rapport annuel d'avancement du plan budgétaire et structurel à moyen terme.

Mi-avril, le gouvernement avait annoncé abaisser légèrement sa prévision de croissance pour 2026 à 0,9%, contre 1% auparavant, et revu à la hausse celle de l'inflation en raison de la guerre au Moyen-Orient, tout en maintenant sa cible d'un déficit à 5% du PIB.

Ces prévisions sont celles que le gouvernement transmet à Bruxelles dans son rapport annuel d'avancement pour 2026, un document qu'il doit donner avant fin avril et qui actualise son plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) pour 2025-2029.

Dans le détail, l'impact économique lié aux effets de la hausse de l'inflation et de la baisse de la croissance pèse pour 4,4 milliards d'euros. Le surcoût concernant les opérations extérieurs « pourrait atteindre 1 milliard d'euros », auquel s'ajoute la facture des différentes mesures de soutien qui s'élève à 470 millions d'euros, a détaillé David Amiel.

Mais le gouvernement n'a pas donné de détails sur les modalités de ce coup de rabot sur les dépenses, des mesures de « régulation budgétaire », a défendu David Amiel, qui pèseront pour 4 milliards d'euros sur l'Etat et ses opérateurs, et 2 milliards d'euros sur la sphère sociale, a-t-il rappelé.

Le Parlement avait rejeté les précédents projets de loi sur les résultats de la gestion et portant approbation des comptes pour les années 2023 et 2024.