Cette prime est versée habituellement à l'ensemble des bénéficiaires du RSA et aux chômeurs en fin de droits, sans qu'ils n'aient besoin d'en faire la demande.
En 2024, son montant était de 152 euros pour une personne seule, 228 euros pour un couple sans enfant, 320 euros pour un couple avec deux enfants et 335 euros pour une personne seule avec trois enfants.
Le projet de budget de l'Etat pour 2026 prévoyait initialement de la réserver aux seules personnes ayant des enfants mais l'idée a été rapidement vilipendée à l'Assemblée nationale.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, avait reconnu que cette mesure pouvait sembler « un peu agressive ». Mais « je ne pas sûr que notre pays ait les moyens de poursuivre ces politiques de générosité maximale », avait-il estimé début novembre, appelant à un « recentrage ».
La mesure, débattue dans le cadre des discussions budgétaires en cours, devait entrer en vigueur dès 2026.
« D'une main, le gouvernement affiche une hausse de presque 50 euros de la prime d'activité entre mai et décembre 2026. Et de l'autre main, il prend 150 à 230 euros à 1,2 million d'allocataires de minima sociaux en supprimant la prime de Noël », a écrit sur X mardi le député LFI Eric Coquerel.
Le PS a au contraire assuré que la prime de Noël serait maintenue telle quelle, disant avoir reçu des assurances « très claires et réitérées » du gouvernement sur le sujet, dans le cadre des négociations menées avec l'exécutif pour parvenir à un accord de non-censure sur le budget.
Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Action et des comptes publics, a assuré que le périmètre d'attribution de la prime ne changerait pas : « Le gouvernement renouvelle son engagement : en 2025 comme en 2026, nous ne baisserons pas la prime de Noël », a-t-il déclaré.
Mise en place par le gouvernement du socialiste Lionel Jospin en 1998 sous la pression de mouvements de chômeurs et toujours reconduite depuis, la prime de Noël était attribuée jusqu'ici à plus de 2,2 millions de ménages bénéficiaires de minima sociaux.
L'Assemblée nationale a de nouveau repoussé mardi deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, permettant l'adoption en nouvelle lecture du budget de l'Etat pour 2026, qui après un bref passage au Sénat devrait être adopté définitivement en début de semaine prochaine.
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