Voulue par Emmanuel Macron pour compenser des baisses de cotisations sur les salaires, la hausse de la CSG a entrainé en 2018 une diminution inédite des pensions de retraite, selon une étude publiée vendredi par la Drees.

Coup d'arrêt pour les retraites : après des années d'augmentation régulière, portée par l'arrivée d'anciens travailleurs aux « carrières plus favorables », la pension moyenne nette a fléchi en 2018 sous le coup des décisions de l'exécutif.

D'abord en raison de l'absence de revalorisation dans les régimes de base, à commencer par l'Assurance vieillesse de la Sécu, ce qui a ralenti la progression de la pension moyenne brute à 0,7% (1.432 euros, majoration pour enfants incluse), contre 2,1% en 2017. Ce maigre gain a toutefois été effacé par la hausse du taux de CSG pour près de 60% des retraités : après prélèvements sociaux, la pension moyenne nette ressort ainsi en baisse de 0,7%, à 1.318 euros (majoration pour enfants incluse).

Lors de la crise des Gilets jaunes, le gouvernement est revenu sur cette mesure, en créant début 2019 un nouveau taux « intermédiaire » de CSG pour environ 30% des retraités.

38%, l'écart entre les hommes et les femmes

L'étude de la Drees montre par ailleurs que l'écart entre hommes et femmes est resté stable, de l'ordre de 38% pour la retraite brute « de droit direct », ramené à 24% en ajoutant les pensions de réversion.

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L'âge de départ n'a pas non plus varié, à 62 ans et 1 mois, les femmes partant en moyenne 7 mois plus tard que les hommes.

La somme totale des pensions versées en 2018 a pourtant crû de 2,4%, à 321,4 milliards d'euros, soit 13,7% du produit intérieur brut (PIB) du pays. Cette hausse, plus forte qu'en 2017, est liée à la démographie : la France comptait fin 2018 quelque 218.000 retraités de plus en un an, soit près de 16,4 millions. Réversion incluses, ils étaient même plus de 17,4 millions, dont 1,6 million résidant à l'étranger.