L'Observatoire de la parité femmes-hommes (OPFH), instance consultative placée sous l'égide du Premier ministre, a prôné lundi des compensations dans la réforme des retraites pour les parents ayant interrompu leur carrière ou les salariés à temps partiel.

Dans une note publiée lundi, l'OPFH propose notamment de maintenir à 65 ans l'âge de la retraite sans décote en faveur des « personnes ayant interrompu leur activité professionnelle pour charges familiales », ce qui vise en majorité les femmes. Le projet de loi sur les retraites, qui prévoit le recul de cette borne d'âge à 67 ans, doit « prendre en compte l'effet des interruptions de carrières des femmes sur leurs retraites, auxquelles s'ajoutent les inégalités de salaires », selon l'OPFH.

Il souhaite aussi le maintien des 65 ans pour « toute personne éligible au minimum contributif », c'est-à-dire la pension minimale pour les salariés disposant d'une retraite à taux plein.

Un loi sur l'égalité professionnelle

Les membres de l'OPFH recommandent également d'imposer une « majoration de 5% des cotisations patronales » dans les entreprises de 50 salariés et plus, dont au moins 25% des effectifs travaillent à temps partiel, afin de « dissuader les employeurs d'y recourir ». Le but est de « limiter l'impact des emplois à temps partiels sur le niveau de pension des retraites des femmes », explique l'OPFH, soulignant « les effets négatifs du travail à temps partiel, très majoritairement féminin », sur les carrières et les salaires.

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L'OPFH estime aussi difficilement applicable l'article du projet de loi qui incite les entreprises à se lancer dans des négociations sur l'égalité salariales sous peine de sanctions. Faute d'amendement pour le rendre effectif, il propose le retrait de cet article et, à la place, « l'élaboration d'une loi relative à l'égalité professionnelle ».