Le président Nicolas Sarkozy a déclaré lundi à TF1 à propos des retraites que "les décisions que nous aurons à prendre concerneront tout le monde", salariés du privé et agents publics.

"Les décisions que nous aurons à prendre concerneront tout le monde (...) Il faut le faire pour tout le monde", a déclaré le chef de l'Etat, après avoir rappelé que la réforme de 1993 n'avait concerné que le secteur privé, celle de 2003 les fonctionnaires et celle de 2007 les bénéficiaires des régimes spéciaux.

Ne souhaitant pas "conclure" le débat qui vient de s'engager, M. Sarkozy a confirmé que, "avant la fin de l'année, nous aurons pris les décisions qu'il faut".

Soulignant que "10% des retraites ne sont financièrement pas assurées", le président a déclaré: "Je garantirai la pérennité des régimes de retraite". "Je n'accepterai pas qu'on revienne sur le régime par répartition. Je ne changerai pas le régime par répartition qui fait la solidarité entre les générations par un régime où chacun épargnerait de son côté", a-t-il insisté.

Il a souhaité "qu'il y ait le consensus le plus large possible, parce que c'est une affaire qui engage les 20 ans, les 30 ans, les 40 ans, les 50 ans qui viennent", précisant en réponse à une question que c'était son "devoir" de discuter avec la première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui a évoqué un départ à la retraite à "61, 62 ans".

"La perspective d'un allongement de la durée de cotisation est une perspective sur laquelle nous travaillons. Mais il y a aussi la question de la pénibilité", a poursuivi le chef de l'Etat.

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Il a souligné qu'il examinerait "toutes les pistes". "La seule que je ferme, c'est celle qui consisterait à diminuer les pensions de retraite pour assurer l'équilibre, elles sont trop basses", a-t-il dit.