Publiée mardi, l'étude du Cercle des épargnants (1) pose entre autres la question suivante : « pour épargner, quels sont les meilleurs produits à vos yeux ? », le PEL, comptabilisé avec le Compte épargne logement, perd 7 points par rapport à 2017. Avec 27% dopinion positive, il chute à la troisième position derrière lassurance-vie (44%) et les livrets dépargne réglementés (35%).
Résultat, le PEL et le CEL font désormais jeu égal avec lépargne salariale, un type de placement pourtant moins répandu et plus contraignant (mais aussi potentiellement plus rémunérateur). L'épargne-logement reste toutefois plus populaire chez les moins de 35 ans. Ces derniers sont 37% à estimer quil sagit dun bon produit dépargne, contre 35% pour lépargne salariale.
Un placement de moins en moins rentable
Il ne faut pas chercher loin pour trouver les raisons de ce déclassement. Les diminutions successives de sa rémunération ont érodé son intérêt. Pour rappel, les PEL ouverts entre le 1er février 2015 et le 31 janvier 2016 servaient 2% bruts de rendement. Au 1er février 2016, ce taux est passé à 1,50% avant dêtre revu une nouvelle fois à la baisse, à 1%, au 1er août suivant.
Sans sursaut de son rendement - ce qui paraît peu probable - il est difficile dimaginer que la situation du PEL saméliore. En effet, pour un PEL ouvert depuis le 1er janvier 2018, le placement est imposé dès sa première année de détention. Les PEL plus anciens restent eux exonérés dimpôt sur le revenu jusquà leur 12ème anniversaire, les épargnants sacquittant seulement des prélèvements sociaux pendant cette période.
(1) Enquête réalisée par internet du 27 février au 5 mars 2018 auprès dun échantillon représentatif de 1 000 Français âgés de 18 ans et plus.
















