« Démocratiser lépargne salariale dans toutes les entreprises », y compris les TPE et PME. Tel est lobjectif n°1 avancé par lIPS dans un rapport auquel ont notamment participé Guy Bonnet, directeur adjoint du Crédit Mutuel-CIC épargne salariale, et Jérôme Dedeyan, cofondateur de la société de gestion Eres. Cet objectif est semble-t-il partagé par nombre dacteurs puisque le Medef mais aussi lassociation française de gestion financière (AFG), linspection des affaires sociales (Igas) et linspection générale des finances (IGF) ont réalisé des propositions en ce sens en juin et juillet derniers.
Obligation daborder le sujet dans les TPE
Pour parvenir à développer lépargne salariale dans les entreprises de moins de 50 salariés, une population couverte à seulement 17% en 2012 selon ce rapport, lIPS avance trois mesures concrètes :
- Instaurer un crédit dimpôt de 30% pendant 3 ans « sur toutes les sommes versées au titre de lintéressement, de la participation ou de labondement dans le PEE (Plan épargne entreprise, NDLR) et le Perco ».
- Obliger les chefs dentreprises à aborder le sujet avec leurs salariés, « sans obligation de conclure ».
- Rendre la mise en place du Perco obligatoire sil y a un PEE.
Supprimer le forfait social
Les autres propositions concernent lensemble des entreprises. LIPS profite de la réforme en vue pour demander la suppression du forfait social, contribution à la charge de lemployeur fixée à 20% des sommes versées. Dans le secteur de lépargne salariale, la hausse du taux du forfait social à 20% au 1er août 2012 a eu selon lIPS « des effets catastrophiques dans les entreprises ».
Le think-tank précise toutefois que cette suppression concernerait « les sommes versées au titre de lintéressement ou de la participation si ces sommes sont bloquées 5 ans et pour les abondements PEE et Perco ».
LInstitut de la protection sociale réclame par ailleurs un assouplissement du cadre « entre les différents dispositifs existants » (PEE, Perco, Madelin, Article 83, Perp), afin de pouvoir transférer son épargne de lun vers lautre, une simplification de la formule de calcul de la participation, et quelques autres mesures présentées comme plus annexes, parmi lesquelles :
- ajouter un cas de déblocage exceptionnel : la dépendance dun parent ;
- simplifier les formalités de dépôt ;
- moderniser le Perco en ouvrant la « possibilité dun abondement unilatéral régulier de lemployeur, unitaire ou différencié par collège ».
A limage des propositions du Medef ou de lAFG, cette publication a pour objectif dinfluencer les recommandations du Conseil d'orientation de la participation, de l'intéressement, de l'épargne salariale et de l'actionnariat salarié (Copiesas) installé par le gouvernement. Attendues pour la fin 2014, ces recommandations doivent servir de base à la future réforme de lépargne salariale.














