La campagne présidentielle va bientôt débuter et avec elle, les débats sur les finances publiques, le pouvoir d'achat, la fiscalité, le financement de l'économie et la transition écologique . C'est dans ce contexte que le courtier web Altaprofits a décidé de publier le deuxième volet de son « Baromètre 2026 de l'épargne en France et en régions » (1) réalisé par l'Ifop. Après avoir évalué le comportement des épargnants et leur appétence pour le risque, Altaprofits s'est, cette fois, intéressé à la perception des Français de la fiscalité de l'épargne et de l'investissement responsable.
Résultat : Près de 90% des Français estiment avoir des connaissances limitées voire « lacunaires » sur la fiscalité de l'épargne. Malgré cela, 76% des épargnants considèrent que la fiscalité pèse dans leurs choix de placement, dont 27% « beaucoup » et 49% « assez ».
« La fiscalité joue un rôle plus important auprès des 65 ans et plus (81%), des femmes de 35 ans et plus (81%), des cadres (82%) et des catégories aisées (84%). À l'inverse, les plus jeunes et les femmes de moins de 35 ans y accordent moins d'attention », précise encore l'étude menée par Altaprofits et l'Ifop.
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Vers des placements fiscalement plus avantageux ?
Dans l'hypothèse d'une nouvelle hausse de la fiscalité de l'épargne, près de la moitié des épargnants (46%) envisagerait sérieusement de réorienter leur épargne vers un produit plus avantageux, « une réaction d'optimisation qui témoigne d'une certaine flexibilité comportementale face à la pression fiscale ». Par ailleurs, 28% des Français maintiendraient leur effort d'épargne tel qu'ils le font actuellement, 20% le diminueraient et 6% l'augmenteraient.
« La fiscalité est un levier important dans les choix d'épargne des Français. Mais il est toujours bon de rappeler qu'un placement ne se juge pas uniquement à l'aune de son avantage fiscal : il doit avant tout répondre à un objectif patrimonial et s'inscrire dans une vision de long terme », précise Catherine Baudeneau, directrice Marketing Offre et Communication d'Altaprofits.
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L'investissement responsable important mais pas déterminant
Toujours selon cette étude, seulement 20% des Français estiment que l'investissement responsable est un critère « déterminant » pour leur choix de placement. La majorité, 53%, pense que c'est important mais pas nécessairement déterminant et un tiers classe ce critère comme « secondaire ».
La raison principale de cette défiance ? Le manque de connaissances. En détail, 54% (+4 points par rapport à 2025) estiment ne pas être suffisamment renseignés sur le sujet, 26% pensent que ces produits s'avèrent risqués et 21% ont des doutes quant aux performances de ces placements. Enfin, 18% déclarent ne pas être intéressés par l'investissement responsable.
Les « épargnants attendent des preuves tangibles de la qualité des méthodologies employées, de la réalité des impacts extra-financiers et de la robustesse des processus de sélection. Les inquiétudes plus marquées vis-à-vis du greenwashing chez ces populations traduisent moins un désintérêt à l'égard de l'investissement responsable qu'une défiance et une exigence accrue de transparence », analyse Altaprofits.
En régions, les Bretons sont les moins familiers des indicateurs d'investissement responsable (23%, -8 points), notamment descritères ESG (16%, -7 points) et du label ISR (14%, -8 points) bien qu'ils soient les plus nombreux à faire du critère responsable un élément déterminant de leurs choix de placement (29%).
Les Franciliens affichent, quant à eux, le meilleur niveau de connaissance des indicateurs d'investissement responsable (41%) mais aussi une sensibilité plus forte au risque de greenwashing (34%).
(1) Le « Baromètre 2026 de l'Épargne en France et en régions » a été réalisé par l'Ifop du 30 mars au 8 avril 2026, auprès d'un échantillon de 2 412 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
















