En septembre, la croissance de lindice des prix à la consommation hors tabac sest établie à 0,2% sur un an. Un faible chiffre, en baisse par rapport au mois daoût, qui sexplique selon lInsee par le « recul saisonnier des prix de certains services à la fin de la période estivale ainsi que dun nouveau repli des prix de lénergie ». Pendant ce temps, les prix des produits manufacturés (notamment de l'habillement) et de lalimentation, eux, augmentent.
Quelle conséquence aurait une inflation aussi faible sur le taux du Livret A ? En appliquant la formule de calcul (1), on obtient un taux théorique de 0,5%. Théorique, car ni la Banque de France ni le gouvernement nont annoncé vouloir revoir à la baisse la rémunération du livret réglementé, comme ils peuvent pourtant le faire chaque année au 1er novembre.
Prochaine échéance : janvier 2015
Dans limmédiat, le taux du Livret A en restera donc à 1% net, son plus bas niveau historique en vigueur depuis le 1er août 2014. Un faible rendement quil lui a valu de subir une décollecte de près de 1,8 milliard deuros depuis mai. La prochaine échéance majeure de révision aura lieu à la mi-janvier 2015, date à laquelle la Banque de France, à partir des chiffres dinflation de décembre 2014, pourra éventuellement proposer une nouvelle baisse au 1er février 2015.
En attendant, il est toujours bon de rappeler que le Livret A actuel à 1% rapporte en réalité plus que le Livret A à 2,25% de 2012, par exemple, si on corrige son taux de l'inflation. A force de déroger à la règle de calcul, le gouvernement a en effet contribué à creuser lécart entre le taux facial du Livret A et l'indice des prix à la consommation. En 2012, avec une inflation moyenne à 2%, son rendement réel était ainsi de 0,25 pt. Actuellement, avec une inflation moyenne de 0,6% depuis le début de lannée, il est de 0,4 pt.
A consulter : le graphique des taux du Livret A
(1) Selon le règlement du Comité de la réglementation bancaire et financière (CRBF), le taux d'intérêt du Livret A est un chiffre, arrondi au quart de point le plus proche, le plus élevé, entre : l'inflation des douze derniers mois, augmentée d'un quart de point, et la moyenne arithmétique entre, d'une part, l'inflation des douze derniers mois et, d'autre part, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l'EURIBOR 3 mois + la moyenne mensuelle de l'EONIA (pour le dernier mois connu).












