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Livret A : la Banque de France recommande d'abaisser le taux à 1,75% (officiel)

  • MoneyVox avec AFP
Banque de France à Carcassonne
CC Girolame / Flickr

La Banque de France recommande d'abaisser le taux du Livret A à 1,75% à partir du 1er février, contre 2,25% actuellement, selon un communiqué publié lundi.

La rémunération de ce placement aurait dû reculer à 1,50% si la formule prévue par la loi avait été appliquée à la lettre mais le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a choisi d'y déroger pour « éviter qu'un mouvement de trop grande ampleur ne soit mal compris » par les épargnants.

Pour obtenir le taux théorique du Livret A, il faut majorer l'inflation d'un quart de point (0,25%) et arrondir au quart de point le plus proche. Or l'inflation a atteint 1,2% sur un an (hors tabac) en décembre, ce qui aurait dû donner 1,50%. M. Noyer ayant décidé de ne pas suivre la formule, le dernier mot revient désormais au ministre de l'Economie, Pierre Moscovici. Une source proche du dossier a indiqué à l'AFP qu'il allait lui aussi opter pour le taux de 1,75%.

En dehors du Livret A, la Banque de France recommande également de reculer la rémunération du Livret de développement durable (LDD) de 2,25% à 1,75% et celle du Livret d'épargne populaire, réservé aux ménages modestes, de 2,75% à 2,25%.

« La baisse du taux du livret A et du LDD réduit d'autant le coût de financement du logement social et devrait donc faciliter un redémarrage significatif de la construction », rappelle la BdF. « De plus, elle favorise, grâce à un effet d'entraînement, la baisse des taux des autres livrets bancaires et en conséquence la baisse des taux d'emprunt pour les entreprises et les particuliers », ajoute-t-elle.

Vers une nouvelle baisse dans les prochains mois

La Banque de France précise, en outre, ne pas exclure un « ajustement complémentaire », vraisemblablement à la baisse, du taux du Livret A lors de sa prochaine révision, « si l'évolution de l'inflation confirmait la persistance du bas niveau atteint aujourd'hui ».

Il existe quatre dates de révision possible du taux, les 1er février, 1er mai, 1er août et 1er novembre. La révision est théoriquement automatique début février et début août. Elle peut intervenir début mai et début novembre si est observée une variation « très importante » des indicateurs qui servent à son calcul.

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Par la rédaction avec AFP

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