Le collectif "Pas touche au livret A" a dénoncé jeudi les projets de décret fixant la part des dépôts sur les livrets A que les banques doivent centraliser à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et demandé à rencontrer les commissions financières du Sénat et de l'Assemblée nationale.

Le collectif, qui rassemble des syndicalistes de La Poste, de la Caisse d'Epargne et des associations de locataires, de mal-logés, ou "citoyennes", a demandé à être auditionné au Parlement sur ce sujet, les 11 et 12 janvier. "Toutes les évaluations réalisées, tant par la Cour des Comptes que par l'Union sociale pour l'habitat, ou par la Caisse des dépôts font état de la nécessité absolue" de centraliser "plus de 70% de cette épargne, au risque de mettre en cause à court terme le financement et donc la réalisation de programmes de constructions", explique le collectif.

Thierry Repentin, président de l'Union sociale de l'habitat (USH, mouvement HLM), qui n'est pas membre du collectif, avait de son côté déclaré en novembre dernier que le gouvernement devait "respecter sa promesse d'un plancher de 70% de la collecte centralisée à la CDC" et même "envisager, pour 2020, un taux compris "entre 76% et 95%".

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A fin 2009, environ 66% des dépôts du Livret A étaient centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), une enveloppe utilisée pour financer le logement social à des taux d'intérêt avantageux. Le gouvernement a lancé fin octobre une consultation sur la part de cette collecte qui doit être centralisée à la CDC. L'un des projets de décrets présentés début décembre la fixe à 65%. Un passage à 70% est ensuite prévu, via trois mécanismes complexes, au plus tard en 2018.