« Face à l'inflation contenue, mais réelle, et aux incertitudes liées à la crise au Moyen-Orient, j'ai décidé de relever le taux du Livret A à 1,7% », avait déclaré le ministre de l'économie Roland Lescure mi-juillet.
Le taux de rémunération du produit d'épargne le plus populaire en France est tombé cette année à 1,5%, après un plateau à 3% atteint en 2023, suivi à partir de 2025 d'une longue descente.
La remontée décidée mi-juillet est la conséquence logique de la poussée de l'inflation observée au printemps, qui a culminé à 2,4% sur un an au mois de mai, selon l'Insee, sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient.
Le taux du Livret A, valable aussi pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), dépend pour partie de l'évolution des prix en France et pour une autre partie de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
A 1,7%, il « reste au-dessus du niveau de l'inflation moyen observé sur les six derniers mois », a précisé dans un communiqué la Banque de France.
Les 58 millions de Livret A cumulaient fin mai 444,6 milliards d'euros, selon la Caisse des dépôts.
Ce montant, destiné au financement du logement social et des politiques de la ville, a peu évolué depuis début 2025, lorsque le taux du Livret A a commencé à devenir moins attractif.
Par ailleurs, le Livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, est maintenu à 2,5%.
Ces taux seront applicables jusqu'à fin janvier 2027.










