Le gouvernement travaille sur un coup de pouce fiscal visant à faciliter les donations entre générations pour débloquer l'épargne des Français. Il ne portera que sur « quelques milliers d'euros » pour ne pas favoriser les seuls ménages aisés, a indiqué lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

« Zéro taxe, zéro impôt, quelques milliers d'euros, pas plus, il ne s'agit pas de faire sauter les plafonds et de faire une politique qui pour le coup bénéficierait uniquement aux catégories les plus aisées de la population française », a affirmé Bruno Le Maire sur France info. Le gouvernement veut inciter les Français à transmettre une partie de l'épargne qu'ils ont accumulée durant la crise, en allégeant la fiscalité qui s'applique aux donations entre générations.

« Permettre à des grands-parents de soutenir leurs petits enfants, de soutenir les jeunes qui sont ceux qui ont probablement le plus souffert de cette crise économique et de cette crise sanitaire, ça me paraît juste », a défendu Bruno Le Maire.

De vives critiques

Mais cette proposition, qui sera arbitrée dans les jours qui viennent, selon le ministre, suscite de vives critiques à gauche, où on juge qu'elle ne va favoriser que les ménages aisés. « Donner quelques milliers d'euros à son petit-fils ou à sa petite-fille, pour moi ce n'est pas une politique pour les riches, c'est une politique de justice pour les classes moyennes, pour la solidarité entre les générations », a estimé le ministre. « Quand je dis quelques milliers d'euros, ce n'est pas quelques dizaines de milliers d'euros », a-t-il insisté.

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Aujourd'hui, les donations d'un parent à un enfant sont libres de droits pour des biens ou des montants allant jusqu'à 100 000 euros, auxquels peuvent s'ajouter 31 865 euros de dons d'argent, et cela tous les quinze ans. Pour les grands-parents, le maximum est de 31 865 euros.