Après la pédagogie, place aux sanctions ! Plus dun an après la mise en place du prélèvement à la source (PAS), le ministère de lEconomie va durcir le ton, a-t-il indiqué mercredi 19 février. Jusquà présent, en cas doubli ou de retard dans la déclaration sociale nominative (DSN) - qui sert à transmettre au fisc les montants dimpôt prélevés ou derreur de taux de PAS, les employeurs étaient seulement rappelés à lordre par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), « dans une logique de droit à lerreur pour la première année de mise en uvre », explique Bercy.
Jusquà 10% damende
Mais, désormais, « le prélèvement à la source atteint son régime de croisière [et] les sanctions commenceront à être appliquées à compter des déclarations déposées en février 2020 au titre de janvier 2020 », détaille le ministère. Avec une exception toutefois : les particuliers employeurs passant par Cesu et Pajemploi. Pour eux, la bascule vers le prélèvement à la source datant seulement de janvier dernier, ils bénéficient encore dune période de tolérance. En revanche, pour les entreprises déjà rodées, la pénalité maximum est fixée à 10% des sommes en retard ou non versées, avec une sanction minimale. Ce plancher est de 50 euros en cas de dépôt tardif de la DSN et de 250 euros pour linfraction la plus grave à savoir labsence de dépôt.
Les sanctions « seront cependant appliquées avec bienveillance et en fonction de la gravité de linfraction », nuance Bercy. Ainsi, sagissant des erreurs de taux, ladministration continuera encore, tout au long de lannée 2020, à privilégier lavertissement à la sanction. Lamende sera signalée (5% des sommes omises) mais ne sera pas appliquée.
Consulter notre dossier sur le prélèvement à la source
















