« Tous les outils sont à disposition. Mais moi je souhaite qu'on puisse le débattre et j'espère le voter. Peut-être par 49.3, on verra », a-t-il indiqué sur LCI, interrogé sur un éventuel recours à des ordonnances pour appliquer le texte.

Le gouvernement français a présenté jeudi son projet de budget 2027, avec l'ambition de « redresser » les finances publiques par une série de mesures d'économies, notamment sur les retraites, s'attirant les foudres des oppositions. Le texte arrive la semaine prochaine en commission des Finances.

« La réalité aujourd'hui, c'est que je pense qu'on va avoir comme toujours à peu près 2.000 amendements à discuter et on les regardera tous (...) avec une seule boussole : c'est 5% (de déficit NDLR) », a dit le ministre.

Et « 5% c'est 5%. C'est pas 5,1, c'est pas 5,2 », a-t-il ajouté, appelant à ce que « la teneur des débats soit au niveau ».

« Aujourd'hui quand vous regardez des candidats à la présidentielle (...), au fond, à part M. Mélenchon, tous sont en train de réaliser que la signature de la France c'est important (...) et qu'elle doit être préservée », s'est-il félicité.

En l'absence de majorité à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu pourrait devoir passer par l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet de faire adopter le texte sans vote.

Mais dans la configuration politique actuelle, cette voie implique que le PS ou le RN s'abstiennent de le censurer.

En cas d'impasse, le gouvernement pourrait aussi avoir recours aux ordonnances budgétaires pour faire passer son budget initial sans aucun vote, ce qui serait inédit sous la Ve République.