Ni un repère de riches contribuables. Ni le département le plus modeste de France, ni même de Bretagne. Avec une moyenne départementale de 1 560 euros d'impôt sur le revenu par foyer fiscal, le Finistère se situe sous la moyenne nationale. Avec la 43ème place du classement national, le Finistère affiche un niveau de vie « moyen », du moins « standard » par rapport aux autres départements français. L'impôt sur le revenu payé par les foyers ayant élu domicile est en effet un indicateur fiable du niveau de vie, du moins pour les résidents à l'année.
La banlieue résidentielle de Brest devant les villes touristiques
Quelles sont donc les villes qui se distinguent dans ce top 10 départemental ? Surprise : ce n'est pas la presqu'île de Crozon ni une commune côtière remplie de résidence secondaire qui domine le classement. Ce qui s'explique aussi par la méthodologie de ce top 10 : la DGFiP compile les statistiques de l'impôt sur le revenu, par commune, en fonction des résidences fiscales... et donc résidences principales.
C'est donc à Bohars (3 869 euros d'impôt moyen par foyer fiscal) et au Relecq-Kerhuon (3 859 euros) que l'impôt moyen est le plus élevé. Ces deux villes de la métropole brestoise apparaissent ainsi au-delà de la 1 600ème place du classement national. Aucun repère de très riches contribuables, donc, dans le Finistère.
À Brest, l'impôt moyen ressort à 1 356 euros, et 46% des foyers sont imposables ce qui est exactement le même pourcentage qu'au niveau national. Au Relecq-Kerhuon, la ville du siège du groupe Crédit Mutuel Arkéa, les 12 000 habitants affichent un niveau de vie médian (la moitié gagne plus, la moitié gagne moins) de 29 910 euros, ce qui est plus élevé que la médiane nationale (25 557 euros) sans que l'écart ne soit impressionnant. À Bohars, les 3 671 habitants ont un niveau de vie médian de 31 240 euros, à comparer avec une médiane de 24 030 euros à Brest : des statistiques qui confirment l'idée d'une banlieue résidentielle plutôt aisée. Les deux villes figuraient aussi dans le top 5 des communes finistériennes établi par l'observatoire des inégalités dans son dernier rapport sur les riches, tout comme Guipavas, autre commune proche de Brest qui figure aussi dans ce top 10.
Dans le classement, derrière les deux villes de la métropole brestoise, se distinguent des communes du littoral : Plouezoc'h (3 807 euros) tout comme des stations balnéaires particulièrement recherchées comme Carantec, Bénodet ou La Forêt-Fouesnant.
Des villes comme Concarneau (1 631 euros) ou même Crozon (1 636 euros) figurent bien plus loin dans le classement, avc eune nuance d'importance : à Crozon, seuls les foyers y ayant leur résidence principale comptent dans les statistiques du fisc, or 42% des logements sont des résidences secondaires dans la principale ville de la presqu'île, tout comme à Camaret-sur-Mer (1 473 euros d'impôt moyen), au bout de la même presqu'île.
Des données partout en France
MoneyVox a calculé l'impôt moyen dans toutes les communes françaises à partir des données de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), dans les près de 35 000 communes françaises. Ce qui est un indicateur extrêmement fiable du niveau de vie dans votre ville, du moins pour les foyers qui ont établi leur résidence fiscale dans la commune.
MOTEUR DE RECHERCHE PAR COMMUNE. Impôt sur le revenu : payez-vous plus ou moins que vos voisins (et villes voisines) ?



















