L'augmentation des tarifs du gaz appliqués aux Français prévue en novembre ne pourra pas suivre les prix du marché, a estimé jeudi le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), l'autorité chargée de proposer les variations de prix au gouvernement.

« Pour aider les gens, on dit que l'augmentation à faire en novembre ne peut pas être celle du marché », a dit Jean-François Carenco à des journalistes, en marge du congrès du gaz. Mercredi, il avait estimé sur France 2 que la hausse des tarifs pourrait être supérieure à 15% le mois prochain « si rien ne se passe », après plusieurs mois d'augmentation.

Les tarifs réglementés de vente du gaz appliqués par Engie à près de 3 millions de foyers suivent normalement les coûts d'approvisionnement sur le marché. Mais ces derniers sont en train de flamber avec la reprise économique mondiale et des problèmes sur l'offre. Ces tarifs réglementés vont grimper de 12,6% TTC le 1er octobre.

Quel contrat pour éviter la hausse des prix du 1er octobre ?

« Le Premier ministre va s'exprimer ce soir, j'attends ce qu'il va dire. Après, une fois qu'il a dit quel était l'objectif, il appartient à ceux qui sont en charge - je pense à Engie, à la DGEC (direction générale de l'énergie et du climat), à la CRE - de proposer des voies et moyens pour faire en sorte que s'applique la décision », a poursuivi Jean-François jeudi. « On va trouver la solution », a assuré Jean-François Carenco. Selon lui, les mesures doivent également aider les entreprises consommatrices d'énergie. « Si, par exemple, on baisse la TVA, ça n'a pas de sens sur les industries, donc ce n'est pas la bonne solution », a-t-il fait valoir.

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Le Premier ministre, Jean Castex, doit annoncer les mesures du gouvernement pour faire face à l'augmentation des prix de l'énergie jeudi soir au journal télévisé de TF1.

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