L'essentiel

  • Plus d'un million de demandes ont été faites pour l'aide carburant de 100 euros destinée aux « grands rouleurs ».
  • Les critères pour cette indemnité comprennent un revenu fiscal limité, l'utilisation d'un véhicule personnel pour le travail et un kilométrage annuel minimum.
  • L'efficacité de cette aide est contestée dans un rapport.

1 185 000, c'est le nombre de demandes pour l'aide carburant, destinée aux « grands rouleurs » pour faire face à la flambée des prix des carburants ces derniers mois, selon Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.

Pour demander cette indemnité de 100 euros, il faut être domicilié fiscalement en France et être âgé d'au moins seize ans au 31 décembre 2024.

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Quelles sont les conditions ?

Plusieurs autres conditions doivent être réunies :

  • avoir un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 euros, soit un salaire de 1 906 euros brut par mois (1 508 euros net) pour une personne seule, 4 764 euros brut mensuel pour un couple avec un enfant (3 771 euros net) ou 5 717 euros pour un couple avec deux enfants (4 525 euros net),
  • utiliser son véhicule personnel à des fins professionnelles et « parcourir soit une distance supérieure à 15 kilomètres par trajet domicile-lieu de travail (30 km aller-retour) » ou « un kilométrage annuel supérieur à 8 000 km », détaille le ministère de l'Economie.

Le guichet reste ouvert jusqu'au 31 juillet.

Une efficacité contestée

Cette aide n'a néanmoins pas été massivement demandée. « Au 18 juin, 700 000 demandes avaient été déposées et 668 800 versements étaient intervenus, alors qu'on estime que le nombre de travailleurs en droit de réclamer l'aide est de 2,9 millions – soit un taux de recours de 24% seulement », affirme le député PS Philippe Brun dans une mission flash publiée mi-juillet. De son côté, Maud Bregeon avance 40%, en lien avec le chiffre de plus d'1,1 million de demandes.

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Le député PS pointe toutefois « un montant très insuffisant pour les ménages ruraux, en particulier pour les plus modestes » et « un risque de fraude réel, difficilement évaluable à ce stade mais qui devra faire l'objet d'un contrôle approfondi ».

Le ministère de l'Economie précise que « le bénéficiaire est tenu de conserver les justificatifs permettant d'établir son éligibilité pendant une durée de cinq ans ». En cas de versement indu, les sommes sont récupérées et « peuvent être majorées de 50% en cas de manquement délibéré et de 100% en cas de manœuvres frauduleuses ».