Ce « tarif agent » concerne les salariés mais aussi les retraités des entreprises issues des opérateurs historiques EDF et GDF (dont Engie, Enedis, GRDF, etc.) et d'autres entreprises, dont des distributeurs locaux d'énergie. Ce tarif réduit existe depuis 1946.

Le gouvernement a indiqué jeudi aux syndicats qu'il examinait les montants de cet avantage en nature, a signalé la CGT.

« Nous avons effectivement une mise en demeure de la Cour des comptes de nous mettre en conformité sur la valorisation de cet écart (...) entre ce tarif et la valeur réelle de l'énergie », a confirmé à l'AFP le ministère de l'Energie.

« Lorsqu'une mise en demeure nous est adressée, nous devons y donner suite », a expliqué une source gouvernementale.

La question devrait être tranchée dans un arrêté ministériel. « Nous prenons le temps nécessaire pour évaluer le montant exact avant de mettre en consultation l'arrêté », a souligné le ministère.

La CGT (Fédération nationale des mines et de l'énergie) a publié un tract dénonçant un projet « inacceptable ».

« Quel que soit l'artifice ou les raisons, ces annonces (...) n'ont que l'ambition de détruire le modèle social et le statut des IEG » (industries électriques et gazières), écrit le syndicat.

« En pleine période de canicule, alors que les réseaux sont soumis à de fortes contraintes et que les agents assurent la continuité du service public, le pouvoir préfère organiser une nouvelle offensive idéologique contre les personnels », déplore-t-il.

Le « tarif agent » est géré par l'Agence nationale de gestion des avantages en nature énergie (Angane), au sein d'Enedis et GRDF, les gestionnaires des réseaux d'électricité et gaz.

Il consiste en une ristourne sur la facture modulée en fonction de la composition du foyer et du mode de chauffage, et soumise aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS).