Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur le CAC 40 cédait 0,96%. Vendredi, l'indice vedette de la Bourse de Paris avait terminé en recul de 1,60%, pour s'établir à 7.952,55 points.

Les investisseurs sont « nerveux face à l'absence de progrès significatifs concernant le détroit d'Ormuz », selon John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Le passage stratégique, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du brut mondial, reste toujours irrémédiablement bloqué en l'absence de perspectives d'accord entre Téhéran et Washington, ce qui continue de maintenir la pression sur les prix du pétrole.

Et les tensions restent vives : le président américain Donald Trump a proféré de nouvelles menaces contre l'Iran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats arabes unis ce week-end.

Résultat, on assiste sur les marchés à des « craintes croissantes autour d'un retour durable des pressions inflationnistes », ce qui provoque depuis plusieurs séances une « remontée brutale des rendements obligataires », commente M. Plassard.

Par ailleurs, « l'inflation alimente les anticipations d'un resserrement monétaire des principales banques centrales » ce qui « renforce les perspectives d'une hausse des taux », et pèse donc sur les actions, explique Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Le taux d'intérêt de la dette française à échéance dix ans a ainsi frôlé vendredi les 3,82%, contre 3,66% jeudi à la clôture, à des niveaux comparables à 2009. Son équivalent allemand, référence en Europe, évolue à des sommets depuis 2011.

Parmi les valeurs à suivre :

Stellantis : Après deux années de recul, le constructeur automobile va présenter jeudi son plan pour rebondir, grâce à des alliances avec des groupes chinois, une hiérarchie entre ses quatorze marques et une baisse des coûts et des prix, selon les analystes.