Le CAC 40 devrait perdre 0,40% selon les contrats à terme, une heure avant l'ouverture de la place de Paris. Depuis le début du mois de mars, l'indice vedette parisien a perdu plus de 10%.
Les contrats à terme des autres places européennes sont également en recul (-0,64% à Francfort, -0,22% à Londres).
« Les marchés sont toujours fébriles, conséquence de l'incertitude géopolitique, des anticipations de hausses importantes des taux directeurs par les banques centrales et de la remontée des taux » obligataires, « parfois à des niveaux inquiétants », analyse Christopher Dembik, pour Pictet.
Les taux des dettes souveraines flambent depuis le début de la guerre, en raison des craintes d'un regain d'inflation à cause de la flambée des prix de l'énergie. Le rendement français à dix ans évolue autour de 3,80%, contre autour de 3,20% avant la guerre. « À court terme, seule une bonne nouvelle sur le front de la guerre en Iran pourrait changer la donne », ajoute-t-il.
Le conflit, déclenché il y a un mois par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, ne donnait aucun signe d'apaisement. L'armée israélienne a dit répondre lundi matin à une attaque de missiles venant d'Iran.
La perspective d'une intervention terrestre américaine maintient la tension sur les prix de l'énergie
Donald Trump a affirmé que l'armée américaine pouvait prendre « très facilement » le contrôle de l'île de Kharg, un site pétrolier essentiel pour l'Iran, lors d'un entretien au Financial Times diffusé dimanche soir.
La perspective d'une intervention terrestre américaine maintient la tension sur les prix de l'énergie, ce qui préoccupe les investisseurs. En Asie, l'indice japonais Nikkei et le Kospi coréen reculaient nettement, de plus de 3% dans les derniers échanges.
Le West Texas Intermediate (WTI), référence du brut aux Etats-Unis, a franchi à son tour le seuil des 100 dollars (101,10 le baril, +1,47% à 08H00 de Paris). Le baril de Brent de la mer du nord s'échangeait lui à 115,65 dollars (+2,74%).
« Le franchissement des 99 dollars sur le WTI agit comme un signal fort : le marché » anticipe « désormais un choc énergétique qui ne sera ni rapide ni facilement réversible », décrypte John Plassard de Cité Gestion Private Bank.
















