Les réparations ont encore augmenté de 6% sur la seule année 2025, précise le SRA (Sécurité et réparation automobiles), qui a analysé 1,4 million de rapports d'expertise sur des collisions de véhicules en 2025 (voitures et utilitaires légers), qu'ils soient en circulation ou stationnés.

Cette hausse des coûts moyens, bien plus rapide que l'inflation, s'explique par la complexité technologique croissante des pièces automobiles, qu'il faut le plus souvent (à 72%) changer, car rarement réparables : pare-chocs et pare-brises bourrés de capteurs et de caméras, éclairages plus sophistiqués, électronique embarquée, hayons motorisés, etc.

Le coût moyen de remplacement des pièces, qui représente la moitié du prix d'une réparation, a ainsi flambé de 33% en quatre ans. Très peu de composants (6%) sont issus du réemploi, même si cette proportion a doublé depuis 2021.

C'est encore plus flagrant pour les véhicules électriques, dont les réparations coûtent en moyenne 15% plus cher que la moyenne, pour cause de « matériaux spécifiques, pièces dédiées à l'électrification et contraintes opérationnelles renforcées », par exemple pour le diagnostic des pannes ou la réparation des batteries, hautement technique.

« La complexité des véhicules et de leurs pièces tant par les formes, les méthodes de fabrication, les matériaux utilisés et la multiplication des éléments électroniques réduit la réparabilité ». De plus, celle-ci entraîne des besoins nouveaux en compétence et en outillage pour les réparateurs, souligne l'étude.

Près de 9 sinistres sur 10 donnent lieu à une réparation, contre 11% de véhicules irréparables.

Autre facteur d'augmentation, le coût de la main d'œuvre qui s'est accru de 25% en quatre ans, relève le SRA. Le vieillissement constant du parc automobile, désormais de 12,3 ans en moyenne, contribue à la hausse.

La France compte un parc roulant d'environ 42 millions, tous types confondus.