Après avoir décroché jusqu'à perdre plus de 8%, l'once d'or vers 09H55 GMT (10H55 à Paris) tombait de 6,54% à 5.023,60 dollars.

L'argent, qui a lâché jusqu'à plus de 17,6%, chutait de 14,94% à 98,4170 dollars l'once.

De manière générale, « les investisseurs cherchent à réaliser des bénéfices », explique Aarin Chiekrie, analyste chez Hargreaves Lansdown.

La veille déjà, l'or et l'argent avaient lourdement chuté après avoir atteint des records respectifs à 5.595,47 dollars et 121,6540 dollars l'once face à la montée des incertitudes dans le monde et aux Etats-Unis.

Donald Trump s'apprête aussi vendredi à annoncer le nom de son candidat pour diriger la Réserve fédérale (Fed), et pourrait désigner Kevin Warsh, un ancien gouverneur de la banque centrale américaine d'après plusieurs médias financiers (Bloomberg, Wall Street Journal).

Or « cette décision confirme que ni Kevin Hassett ni Rick Rieder » ne sont pressentis, alors qu'ils sont « perçus par les marchés comme inexpérimentés, trop proches du président Trump et donc susceptibles d'être influencés », note Derek Halpenny, de MUFG.

Le président américain cherchait à placer ces candidats après avoir multiplié les pressions sur l'institution monétaire, et en particulier son président Jerome Powell, afin abaisser les taux.

Bien qu'il soit « un partisan convaincu d'une baisse des taux », « Warsh est un fervent défenseur de l'indépendance de la Fed; les craintes d'une érosion de cette indépendance devraient donc s'estomper », d'après l'analyste de MUFG.

Or ces risques avaient contribué à soutenir le prix des métaux précieux.

La perspective de la désignation de M. Warsh soutient donc également le dollar, qui remontait vendredi de 0,52% face à l'euro, après avoir glissé ces derniers jours.

D'autres métaux non précieux, mais récemment prisés des marchés en tant qu'actifs tangibles, refluent également vendredi, comme le cuivre.