« Certains contribuables ont intérêt à ajuster leur revenu imposable de sorte à se situer en deçà » du seuil dentrée dans limpôt, afin déviter dêtre soumis à limpôt sur le revenu. Ce sont ces comportements que lInsee a cherché à analyser dans son étude (1), en se basant en particulier sur les bénéficiaires de lobligation alimentaire car ils ont la possibilité dajuster leur revenu imposable, comme le rappelle lInsee.
En analysant les sommes déclarées par ces ménages, en 2011, lInsee a constaté que de nombreux contribuables cherchent bel et bien à ajuster leurs revenus, mais quils le font sans comprendre précisément quelle est la somme à ne pas dépasser pour éviter de payer des impôts.
Une confusion entre plusieurs seuils
Les contribuables ont des difficultés à comprendre ce seuil à cause de « deux mécanismes spécifiques » : la décote, qui permet aux personnes proches du Smic de sortir de limpôt, et le « minimum de mise en recouvrement ». Linstitut rappelle ainsi que limpôt nest réclamé que lorsque la somme à payer est inférieure à 61 euros. Ainsi, lInsee distingue dune part le seuil du barème de limpôt sur le revenu, le seuil dimposition avec décote, et le seuil de mise en recouvrement.
Selon lanalyse statistique de lInsee, si le mécanisme de la décote semble plutôt bien identifié par les contribuables ajustant leurs revenus, ce nest pas le cas du seuil de mise en recouvrement. « Il existerait ainsi un écart entre le système fiscal effectif et le système fiscal perçu par les contribuables », ajoute lInsee. Autrement dit, les contribuables cherchant à éviter dentrer dans limpôt ont tendance à diminuer leurs revenus plus fortement que nécessaire en recherchant un impôt de 0 euro plutôt quun impôt de moins de 61 euros, ce qui revient dans les deux cas à une non-imposition.
(1) « Le seuil dentrée dans limpôt sur le revenu est-il bien compris par les contribuables concernés ? », Raphaël Lardeux, Insee, publié le 10 juillet 2018.
















