Au premier trimestre 2016, lindicateur danticipation de revenus calculé par GfK est en forte baisse de 17 points en France, et se situe désormais à -22. Seuls les Belges et les Grecs sont plus pessimistes, avec des indices respectifs de -23 et -45. « Le niveau de chômage élevé ( ) pourrait en être lune des causes », estime GfK, qui note toutefois que lindicateur français était à peine plus élevé il y a un an (-19). A linverse, les Autrichiens (+52), les Allemands (+51) et les Slovènes (+37) affichent un optimisme certain concernant lévolution de leurs finances personnelles.
Les craintes des Français ne se limitent pas à leur cas personnel : elles concernent lensemble de la conjoncture économique. Lindicateur danticipation économique est ainsi repassé dans le rouge en France au 1er trimestre, sétablissant à -4, « la valeur la plus basse depuis janvier 2015 ». Là encore, ce pessimisme est partagé par les Grecs (-51) et les Belges (-1), mais aussi par les Italiens (-31) et les Néerlandais (-4). De manière générale, cet indicateur est en baisse dans toute lEurope, de 3,2 points en moyenne. « Les tensions géopolitiques, la menace terroriste en Europe, la possible sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, ainsi que le marasme persistant au sein des grands pays émergents ont fragilisé ( ) les anticipations économiques ( ) des consommateurs européens », commente GfK.
De manière assez paradoxale, la propension des Européens à consommer dans les mois à venir est en hausse et atteint même « le niveau le plus élevé depuis décembre 2001 ». La France nest pas en reste : lindicateur y repasse légèrement dans le vert (0,4), en hausse de 5 points par rapport à la fin 2015.
(1) Etude GfK « Climat de la consommation en Europe », basée sur un sondage mensuel mené auprès denviron 40.000 personnes représentatives de la population adulte dans les 28 pays de lUnion européenne.














