Web to store, store to web : ces expressions du langage marketing désignent une tendance émergente des modes de consommation des Français, qui consiste à commander un objet en ligne et à le récupérer en point de vente physique, et inversement. Selon une étude publiée par Ingenico Group (1), spécialiste des solutions de paiement, 69% des Français utilisent déjà ces possibilités dachat omnicanal.
Des clients de plus en plus pressés
La complémentarité entre le point de vente physique et le site web a en effet lavantage de régler deux freins à lachat bien connus : le temps dattente en caisse et lindisponibilité des produits. Les Français, en effet, supportent de moins en moins de faire la queue pour régler leurs courses. Un sondé sur deux explique avoir déjà abandonné un achat faute de temps, et 43% apprécieraient de pouvoir payer à lécart des caisses, par exemple auprès dun vendeur équipé dune tablette.
77% des personnes interrogées ont également renoncé récemment à un achat faute de stock en magasin. Une écrasante majorité (96%) des sondés se prononcent en faveur dun dispositif de commande rapide permettant de se faire livrer à domicile un produit indisponible en magasin. De la même façon, 96% dentre eux souhaiteraient pourvoir retourner en magasin un achat effectué en ligne.
Lordinateur privilégié pour les achats en ligne
Pour leurs achats en ligne, les Français privilégient encore très nettement lordinateur, écran préféré chez 42% des hommes et 33% des femmes. Toutefois, cette préférence est clairement générationnelle : elle ne concerne que 24% des sondés âgés de moins de 35 ans, contre 45% des plus de 35 ans.
Plus que des moyens de paiement adaptés aux mobiles, les Français attendent davoir du choix dans les modes de livraison. 65% dentre eux en utilisent ainsi entre 2 et 4 différents : la livraison à domicile et sur le lieu de travail, mais aussi en points relais et en points de vente.
(1) Enquête « L'e-commerce en France » janvier 2016 réalisée par Opinea pour Ingenico Group auprès d'un échantillon de 1.008 personnes, âgées entre 18 et 70 ans et passant au moins 5 heures par semaine sur Internet dans le cadre personnel.
















