« Une telle démarche ne prétend pas à la normativité », prévient le rapport de lONPES, qui précise que ces budgets de référence ont été élaborés par « des participants partageant les mêmes caractéristiques que les ménages types étudiés », vivant dans deux villes moyennes : Tours et Dijon.
Ainsi, pour « vivre décemment », une personne seule devrait disposer d'un revenu mensuel de 1.424 euros si elle vit en logement social et de 1.571 euros en logement privé. Ce budget grimpe à 1.985 euros pour un couple dactifs sans enfants (et même 2.133 euros dans le parc privé), 2.187 euros pour un couple de retraités (contre 2.437 euros), 2.599 euros pour une famille monoparentale avec deux enfants (contre 2.830 euros) et enfin 3.284 euros pour un couple dactifs avec deux enfants (contre 3.515 euros).
Couples d'actifs sans enfant : les moins en difficulté
Ce budget de référence établi, lONPES estime ainsi que 55% des familles monoparentales sont pauvres, auxquelles s'ajoutent 40% de foyers ne disposant pas de moyens suffisants pour vivre décemment. Si 14% des retraités ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté (60% du revenu médian mensuel, soit 987 euros), 45% dentre eux sont dans une « situation financière tendue ». La catégorie la moins en difficulté ? Les couples dactifs sans enfant : seuls 5% sont sous le seuil de pauvreté, et 12% en situation financière tendue.
Dans la liste des besoins de base pris en compte par l'observatoire, on trouve notamment une chambre par enfant de plus de 6 ans de sexe différent, une chambre damis pour les retraités, une voiture doccasion, le fait de « pouvoir partir en vacances (deux semaines par an pour les actifs avec enfants, une semaine pour les retraités et les actifs sans enfant), avoir la possibilité de pratiquer des activités culturelles et sportives, prendre un repas à lextérieur, inviter des amis, pouvoir offrir des cadeaux ». Sans oublier lalimentation, lhabillement, les soins et lhygiène corporelle.
Le logement, premier poste de dépenses
Si lalimentation pèse lourd dans le budget des ménages (de 14% à 22% selon les configurations familiales), le poste de dépenses le plus important est bien évidemment le logement. Il représente près de « 46% du budget dune personne seule retraitée locataire dans le parc privé, contre 22% pour un couple avec deux enfants, locataire dans le parc social ». Le rapport souligne notamment que « cest en matière de logement (et son articulation avec les dépenses de transports) que les privations risquent dêtre les plus importantes, étant donné le poids important de ce poste. »













