Les encours des plans d'épargne salariale et retraite ont progressé de 13,6% par rapport à l'an dernier, pour atteindre 250,8 milliards d'euros au total, selon l'étude biannuelle publiée par l'organisation, qui représente des professionnels de la gestion d'actifs français. Cette progression est à la fois « tirée par des flux nets », c'est-à-dire de nouveaux versements abondant ces fonds, mais aussi par « un effet de marché positif », soit une hausse de la valeur des actifs sous gestion, selon l'organisation.

L'épargne salariale est un système d'épargne collective mis en place par les entreprises à travers différents produits. Elle provient de la participation, de l'intéressement et de l'abondement de l'employeur, ou de versements volontaires.

Ces sommes sont rangées dans des plans d'épargne d'entreprise (PEE), où l'argent est bloqué pendant cinq ans; ou bien dans des plans d'épargne retraite collective d'entreprise (PER ou PERCO), où il est bloqué jusqu'à la retraite, avec des possibilités de déblocage anticipé.

Épargne salariale : les différents dispositifs

Intéressement, participation, abondement des entreprises

Au total, 17,2 milliards d'euros ont été versés dans ces produits d'épargne collectifs, soit une hausse de 5,6% par rapport à l'an dernier. Les produits dédiés à la retraite ont représenté une collecte de trois milliards d'euros, en hausse de 7,2%. Ils proviennent principalement de l'intéressement (+10,4% à 6,7 milliards d'euros), de la participation (+0,5% à 5,2 milliards d'euros) et de l'abondement des entreprises (+6,3% à 3,0 milliards d'euros).

Les rachats sont eux aussi en hausse et ont atteint 12 milliards d'euros, contre 11,1 milliards au premier semestre 2025, précise l'AFG. Plus de 50% de l'épargne salariale est disponible et peut donc être utilisée à tout moment par les épargnants.

453 600 entreprises et 13,6 millions d'épargnants sont équipés d'un de ces dispositifs. « Environ les trois quarts des salariés des entreprises équipées ont des avoirs sur leur dispositif d'épargne salariale et/ou retraite, pour un montant moyen de 17 700 euros », précise l'AFG. Les encours sont majoritairement investis en actionnariat salarié.

L'AFG plaide pour généraliser les PER collectifs dans les entreprises de plus de 10 salariés. « Chaque salarié pourrait ainsi se constituer, tout au long de sa carrière, un capital qui compléterait sa retraite par répartition. A terme, cela ferait émerger une véritable brique d'épargne retraite par capitalisation à la française. »

Intéressement et participation : « les années de forte inflation, les salariés choisissent plus de toucher leur prime »