Si le gouvernement a déjà annoncé la possibilité de recourir au chômage partiel, les entreprises se posent des « questions très pratiques (...) et c'est l'objet de la réunion de jeudi (...) au cours de laquelle on pourra apporter des réponses encore plus précises aux entreprises », a déclaré le ministre sur BFM TV-RMC.

Il a notamment évoqué la question des conséquences pour l'activité économique de la pollution de l'air ou des salariés qui travaillent dans des entreprises hors de la zone fermée, mais qui ont été évacués de leur logement.

Bercy estime à environ 130.000, le nombre de salariés qui ne peuvent pas travailler, du fait des incendies.

Le ministre a rappelé la mise en place par la chambre de commerce de Gironde, d'un numéro unique que les entreprises peuvent contacter pour avoir des renseignements, ainsi que l'existence d'un numéro unique sur le site de l'Urssaf.

« L'État sera à leurs côtés, (...) pour le moment, nous examinons l'ensemble des demandes qui peuvent remonter sur le terrain », a assuré le ministre aux entreprises, se disant « tout à fait ouvert » à des mesures de trésorerie, comme « des reports de charges, des reports de cotisations ».

Pour cela, il a appelé les entreprises « à se rapprocher » des directions départementales de l'emploi, du travail et des solidarités, les DDETS.

Alors que les assureurs ont annoncé lundi pour les ménages des mesures en matière de relogement, Sébastien Martin a indiqué que Bercy travaillerait, « au regard de la situation exceptionnelle », pour voir « quelles sont les conditions exceptionnelles que les assureurs pourraient apporter » aux entreprises.

Le ministre de l'Economie Roland Lescure a indiqué lundi, à l'issue d'une réunion avec les acteurs économiques locaux, que « plus de 13.000 entreprises » avaient été évacuées en Gironde et ne « pouvaient pas, évidemment, mener leur activité normale », dont 7.000 entreprises artisanales et 6.300 entreprises commerciales.