Le nombre de voix en faveur d'une revalorisation a été identique à celui des voix contre, a précisé l'organisme paritaire qui pilote le régime de l'assurance chômage. « Aucune majorité n'a pu être réunie pour revaloriser les allocations chômage au 1er juillet 2026 », précise l'Unédic dans son communiqué.

« Cette décision n'est pas inédite : en 2016 les allocations chômage n'avaient pas été revalorisées »

« Cette décision n'est pas inédite : en 2016 les allocations chômage n'avaient pas été revalorisées », poursuit le même communiqué. La dernière revalorisation des allocations chômage remonte au 1er juillet 2025, de 0,5%.

Présent pour la CGT, Denis Gravouil a dénoncé auprès de l'AFP « une outrance patronale ». « L'ensemble des cinq organisations syndicales s'est mis d'accord pour faire une proposition commune à 2,41%, correspondant à l'augmentation du Smic et à l'inflation constatée sur les 12 derniers mois, et le patronat a voté contre. Donc les règles de l'Unédic font que 25 pour 25 contre, il n'y a pas de décision », a-t-il détaillé.

En France, les salariés sont assurés contre le risque de se retrouver au chômage, mais tous les demandeurs d'emploi sont loin de bénéficier d'allocations, notamment quand ils n'ont pas travaillé une durée suffisante ou s'ils ont une activité à temps partiel. Au quatrième trimestre 2025, 2,7 millions de personnes étaient indemnisées par l'Assurance chômage, selon les chiffres de l'Unédic, dont plus de la moitié touchant moins de 1 000 euros net mensuels. L'allocation moyenne mensuelle versée était de 1 040 euros.

Montant journalier actuel
Allocation minimale32,13 €
Partie fixe de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) (1)13,18 €
Allocation plancher d'aide au retour à l'emploi formation (ARE-F)22,99 €
Plancher relatif à l'application du coefficient de dégressivité92,57 €

(1) La partie fixe de l'ARE s'ajoute à la partie proportionnelle de l'allocation.