1 - Impôts 2026 et argent de poche

Les questions fiscales autour des aides financières versées aux enfants majeurs continuent d'alimenter les interrogations des contribuables. MoneyVox revient aujourd'hui sur un sujet récurrent : faut-il déclarer les sommes données chaque mois à ses enfants ? La réponse est oui dans la grande majorité des cas. Tout dépend toutefois de la qualification retenue par l'administration fiscale. Lorsque ces versements répondent à une obligation alimentaire — par exemple pour aider un enfant sans ressources suffisantes — ils peuvent être considérés comme une pension alimentaire. Dans ce cas, les parents peuvent déduire les sommes versées de leurs revenus imposables, dans la limite de 6 855 euros par enfant et par an. Encore faut-il respecter certaines conditions : l'enfant ne doit pas être rattaché au foyer fiscal et doit déclarer les montants perçus. En revanche, si ces critères ne sont pas remplis, les versements sont assimilés à des dons manuels relevant des droits de donation. Ils doivent alors être déclarés via le dispositif spécifique prévu par le fisc. Impossible, en revanche, de considérer ces virements réguliers comme de simples « présents d'usage », qui restent réservés à des événements ponctuels comme un anniversaire ou un mariage. Explications.

2 - Crédit immobilier : ce levier à activer pour éviter le piège du taux d'usure

Autre sujet sensible pour les ménages : le crédit immobilier. Alors que les taux repartent progressivement à la hausse, les professionnels du secteur redoutent un retour des blocages liés au taux d'usure. Ce plafond légal, fixé par la Banque de France, limite le coût total d'un crédit immobilier. Or ce coût inclut non seulement le taux du prêt, mais aussi l'assurance emprunteur et les différents frais annexes. Résultat : certains dossiers pourtant solides peuvent être refusés parce que leur taux annuel effectif global dépasse le seuil réglementaire. Dans ce contexte, l'assurance emprunteur redevient un levier stratégique. En optant pour une délégation d'assurance, c'est-à-dire un contrat externe souvent moins cher que celui proposé par la banque, certains emprunteurs peuvent réduire suffisamment leur TAEG pour redevenir finançables. Les courtiers observent d'ailleurs davantage de souplesse de la part des banques, notamment pour les profils les plus solides financièrement. Les seniors restent toutefois particulièrement exposés, car le coût de leur assurance grimpe fortement avec l'âge. Si la remontée des taux se poursuit, le débat sur le mode de calcul du taux d'usure pourrait rapidement revenir sur le devant de la scène. En détails.

3 - Compte bancaire pro : ce qui change avec cette nouvelle loi promulguée

Enfin, les professionnels vont bientôt bénéficier de nouveaux droits bancaires et assurantiels. La loi visant à simplifier la vie des entreprises, promulguée ce mercredi, prévoit plusieurs changements importants pour les TPE et PME à partir de 2027. La clôture des comptes professionnels deviendra notamment gratuite, mettant fin à certaines pratiques tarifaires contestées. Les microentreprises recevront également un relevé annuel détaillé de leurs frais bancaires, afin de faciliter la comparaison entre établissements. Le texte prévoit aussi une extension du droit à la mobilité bancaire pour les professionnels, sur le modèle déjà appliqué aux particuliers. Côté assurance, les petites entreprises pourront résilier plus facilement leurs contrats d'assurance dommages après un an, sans justification ni pénalité. Une évolution destinée à renforcer la concurrence et à améliorer la transparence des offres. Toutes les infos.