« Il était temps ! », a estimé la leader de la CGT, Sophie Binet, qui demande des mesures du gouvernement depuis plusieurs semaines. « La CGT ira pour demander des mesures d'urgence : le blocage des prix, l'augmentation du Smic et des salaires, à commencer par celui des aides à domicile, et des mesures structurelles pour sortir les prix de l'énergie de la spéculation et pour decarboner nos transports et notre industrie », ajoute la syndicaliste, dans une déclaration écrite à l'AFP.
Vendredi, le gazole, carburant routier le plus utilisé en France, se vendait à 2,282 euros le litre en moyenne en France, d'après un calcul AFP réalisé sur les prix rapportés par quelque 8.500 stations à un site gouvernemental, contre 1,72 euro avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.
Lecornu ouvert à l'idée d'une aide ciblée
Face à la flambée des prix du carburant, le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé jeudi envisager de nouvelles aides « ciblées », attendant des propositions de ses ministres « en début de semaine prochaine ».
Les Français « qui ne peuvent pas faire autrement que de rouler (...) méritent sans doute une aide ciblée »
Les Français « qui ne peuvent pas faire autrement que de rouler (...) méritent sans doute une aide ciblée », a-t-il dit. « On n'abandonnera personne, mais on dépensera pas de l'argent qu'on n'a pas », a assuré M. Lecornu.
Mardi, la CFDT avait également demandé que le gouvernement aide les professions particulièrement touchées par cette hausse des prix, particulièrement les « aides à domicile, les personnes dans le social, le médico-social, les agents de la fonction publique, qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler », et qui sont « surtout des femmes ».
Certains peuvent bénéficier d'indemnités kilométriques, par exemple « 0,35 euro par kilomètre » pour les aides à domicile, mais « ça ne couvre même pas actuellement les frais d'essence, d'entretien des véhicules », avait insisté sa dirigeante, Marylise Léon.













