Pour les « grands rouleurs, pour celles et ceux qui travaillent, (...) les ministres ont reçu mandat de préparer un certain nombre de propositions », a affirmé, sans plus de détails, le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement. Huit d'entre elles ont porté sur les carburants.

Il répondait au président du groupe indépendant Liot Christophe Naegelen, qui lui demandait des « mesures concrètes » pour « les personnes dont l'activité et dont la vie dépendent » des prix à la pompe.

Pas de baisse de taxe

Mais le chef du gouvernement a prévenu que des décisions passées avaient été « très coûteuses pour les finances publiques » et que « derrière un chèque, très vite se cache en général un impôt ou une répercussion très grave pour les déficits ».

Astreint à la discipline budgétaire, l'exécutif n'envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les carburants, s'attelant à pallier les difficultés de trésorerie des secteurs touchés.

Il a rappelé les mesures prises, comme le fait de « jouer avec les stocks stratégiques » d'hydrocarbures pour faire baisser les prix, son appel lundi à augmenter les capacités de raffinage, même si la marge de manœuvre des raffineurs est très limitée, et le « suivi des marges » des distributeurs, ainsi que les aides aux filières « les plus exposées », citant la chimie.

Sébastien Lecornu a fustigé l'idée avancée par certains députés que l'Etat serait « un profiteur de crise », qui « relève de la plus grande des aberrations », alors que « les grands profiteurs de cette crise sont précisément les pays producteurs de pétrole, de gaz, (...) potentiellement la Russie, l'Algérie, les États-Unis » ou la Norvège.