Le syndicat étudiant estime que « depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, combinée aux séquelles de la période Covid, la situation des étudiant.es s'est dégradée de manière spectaculaire ».
Son état des lieux se fonde sur un questionnaire auquel 5 282 étudiants ont répondu entre septembre et décembre 2025, en ligne ou via des formulaires fournis lors de ses distributions alimentaires et à des tables d'accès aux droits dans les universités. Les répondants pouvaient rester anonymes.
La nourriture constituant la « principale variable d'ajustement » du budget des étudiants, 48% des répondants déclarent avoir déjà renoncé à se nourrir pour des raisons financières, 23% y renoncer plusieurs fois par mois.
L'Union étudiante estime que « la fin du repas à 1 euro pour toutes et tous (dans les restaurants universitaires) en 2023 a marqué un recul majeur ». Près de 28% des étudiants déclarent avoir déjà renoncé à des soins pour des raisons financières.
« Un psychologue conventionné pour 1 028 étudiant.es »
Alors que 90% des étudiants indiquent avoir connu des périodes de détresse psychologique, souvent liées à leurs problèmes financiers, l'Union étudiante a décompté « un psychologue conventionné pour 1 028 étudiant.es en détresse psychologique » en moyenne, en France.
Un tiers des répondants dit disposer d'un reste à vivre inférieur à 50 euros après paiement des charges et de l'alimentation. Pour 9,4% d'entre eux, le reste à vivre déclaré est même nul. Côté logement, en trouver un constitue un stress majeur pour 77% des répondants et sept sur dix disent y subir au moins une nuisance (froid, bruit, nuisibles).
Alors que « le gouvernement a annoncé la fin de (la revalorisation trimestrielle) des Aides personnelles au logement pour l'année 2026 », pointe l'Union étudiante, 68% des étudiants interrogés en dépendent pour financer leur logement.
Pour faire face à ces dépenses, 7% des étudiants travaillent plus de 15 heures par semaine et 65% de ceux qui travaillent déclarent que leur salaire ne leur permet pas de payer leur logement et/ou leurs études.
L'Union étudiante préconise notamment la mise en place d'un revenu d'autonomie universel à 1 288 euros pour tous les étudiants détachés du foyer fiscal de leurs parents et une université « totalement gratuite », sans frais d'inscription ou contribution à la vie étudiante (105 euros pour 2025-2026).




















