Le site « Compléter ma carrière », mis en place par la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV), doit permettre aux travailleurs de s'assurer qu'il n'y a pas d'erreur dans leurs informations. La première phase sera lancée début 2023, avant une généralisation dans un second temps.

Si vous êtes proche de la retraite, vous avez peut-être été confronté à ce parcours du combattant qui consiste à fournir tous les papiers relatifs à votre parcours professionnel pour le calcul de vos droits à la retraite.

Face à ce constat, la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) a décidé de lancer, à partir de début 2023, un site permettant à tous de compléter les informations relatives à son parcours professionnel pour le calcul de ses droits à la retraite. Son nom : « Compléter ma carrière ». Le but, éviter les erreurs de calcul dans les droits à la retraite, qui pénalisent très souvent les retraités.

Envoyer les documents et suivre sa demande en ligne

Comment ça marche ? Depuis votre espace personnel, vous pourrez directement envoyer en photo les bulletins de salaire manquants et suivre en ligne l'avancement de votre demande. Si l'un de vos jobs d'été a été oublié par exemple, il est possible de rectifier rapidement le tir.

« L'outil informatique est prêt. Le nouveau service sera lancé début 2023 au cours du premier trimestre. Pour la première année d'exploitation, l'objectif est de le mettre à disposition d'environ 100 000 à 200 000 assurés, et si tout se passe bien de le déployer à plus grande échelle dans un second temps », explique Renaud Villard, directeur général de la CNAV, sur le site des Échos.

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Ce nouvel outil pourrait aider de nombreux bénéficiaires. En effet, les erreurs arrivent régulièrement. Dans son rapport annuel de certification des comptes du régime de sécurité sociale, publié en mai dernier, la Cour des Comptes estimait qu'en 2020, « une prestation de retraite sur sept attribuée à d'anciens salariés comporte une erreur financière ». Soit un manque à gagner de près d'un milliard d'euros pour les bénéficiaires.

Pour le moment, le service devrait être proposé aux assurés âgés de 55 à 57 ans et aux personnes ayant eu une carrière hachée. ​« Nous allons voir comment nos équipes s'approprient ce nouvel outil, et quantifier les gains de productivité avant une éventuelle montée en puissance du dispositif », explique encore Renaud Villard aux Échos.