Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau a estimé mardi qu'une progressivité de la CSG pour les retraités « n'est pas la bonne façon de répondre » à la question de leur pouvoir d'achat, rejoignant ainsi la position de la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Un amendement projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), examiné à l'Assemblée à partir de mardi, prévoit cette progressivité, mais la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn s'est dite lundi « pas favorable » à une CSG « plus progressive » pour les retraités. « Il y a sans doute une raison constitutionnelle d'inégalité entre les citoyens » devant l'impôt, a souligné Marc Fesneau mardi sur Europe 1 pour expliquer cette opposition.

« Arrêter de créer des seuils »

Le nouveau ministre issu des rangs du Modem, a aussi fait valoir que le gouvernement avait prévu « des mesures de compensation » à cette hausse de la CSG « au travers de la taxe d'habitation » dont un tiers va être supprimé cet automne. Donc « la progressivité n'est pas la bonne façon de répondre à cette question », a-t-il conclu.

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L'amendement déposé par des députés LREM prévoit que la hausse de 1,7 point de CSG serait annulée pour les retraités touchant moins de 1.600 euros par mois et augmentée au-delà de 3 000 euros. Mais pour Agnès Buzyn, « il faut arrêter de créer des seuils, qui génèrent ensuite des débats sans fin et des incompréhensions ».

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