Emmanuel Macron a demandé mercredi une réflexion « en parallèle » sur le pouvoir d'achat, notamment pour que certains retraités voient la hausse de la CSG prévue « mieux qu'annulée par la suppression de la taxe d'habitation », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Pour financer la suppression des cotisations maladie et chômage des salariés, le programme du président de la République prévoit une augmentation de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG), en protégeant les chômeurs et 40% des retraités les plus modestes. Le président de la République « a demandé qu'une réflexion soit conduite en parallèle sur la question du pouvoir d'achat des Français, et en particulier des salariés et des retraités, je pense à la réforme de la suppression des charges et à l'élargissement de la CSG », a indiqué Christophe Castaner dans son compte-rendu du Conseil des ministres.

« Le président de la République a insisté pour que le travail soit fait dans le temps, en corrélation, pour que les retraités qui ne bénéficient pas d'une CSG à taux partiel et qui subiraient une augmentation de CSG puissent retrouver un gain de pouvoir d'achat par la suppression de la taxe d'habitation », a développé le porte-parole.

Sur ces « dossiers importants que les Français attendent », l'objectif est de « faire en sorte que les un peu moins de 60% de retraités qui ne bénéficient pas de la CSG à taux réduit n'aient pas d'impact sur leur pouvoir d'achat » mais « un gain », et « que l'augmentation de la CSG puisse être annulée et mieux qu'annulée par la suppression de la taxe d'habitation », a insisté cet ex-socialiste, candidat à un nouveau mandat de député dans les Alpes-de-Haute-Provence sous l'étiquette de la République en marche (REM).

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Législatives : la hausse de la CSG cible des critiques

Par ailleurs, Emmanuel Macron a « demandé que remontent en débat au sein du Conseil des ministres toutes les mesures du quotidien qui peuvent avoir un impact sur la vie des Français et sur leur pouvoir d'achat, pour que nous puissions dans la partie de discussion un peu générale en mesurer l'impact ». Les Républicains, qui se sont posés en défenseurs du pouvoir d'achat depuis le début de leur campagne législative, critiquent le « socialisme de contrebande » d'En marche. Il y a une semaine, Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, a ainsi accusé le parti du président de « s'attaquer » aux retraités via la CSG.

Plusieurs responsables PS dénoncent aussi la hausse de CSG, qui « va frapper les retraités très durement », et Jean-Luc Mélenchon a dépeint mardi cette mesure comme « une ponction de 20 milliards sur l'économie et la consommation des ménages », soit selon lui « davantage » que le projet Fillon de hausse de la TVA.