Des « acteurs » proposent aux internautes « des outils technologiques leur permettant de réaliser par eux-mêmes une simulation de la performance de leurs investissements », décrit lAMF dans sa recommandation. Pour obtenir des perspectives de gains (ou de pertes), les prospects sont « invités à remplir des questionnaires standardisés », avec montant de linvestissement initial, versement mensuel envisagé, profil de risque, etc. Sur cette base, lalgorithme offre des « projections dévolution », avec « plusieurs sénarii possibles, des plus pessimistes aux plus optimistes ». LAMF décrit très clairement le mode de fonctionnement des robo-advisors ou autres fintechs distributeurs dassurance-vie.
Après avoir sondé ces acteurs, via une consultation publique, lAMF a donc mis à jour sa doctrine en y intégrant un volet sur les « simulations de performances futures ». Que les fintechs concernées soient immatriculées en tant que PSI, CIP ou CIF (1), lautorité rappelle que les informations doivent dans tous les cas présenter un caractère « exact, clair et non trompeur ».
Un message davertissement en découvrant les simulations
Principale nouveauté, pour les clients et prospects de ces fintechs, si celles-ci se mettent en conformité : ils verront apparaître lavertissement suivant au moment de découvrir les résultats de leur simulation.
« Lillustration graphique [ou le résultat] présenté[e] ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle [ou il] a seulement pour but dillustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. Lévolution de la valeur de votre investissement pourra sécarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse.
[Si plusieurs scénarios sont affichés] Les gains et les pertes peuvent dépasser les montants affichés, respectivement, dans les scénarios les plus favorables et les plus défavorables. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, lavoir compris et en accepter le contenu. »
Outre ce message davertissement, les fintechs devront respecter plusieurs « bonnes pratiques » pour pouvoir proposer des simulateurs de performances futures à leurs clients et prospects. Ces recommandations de lAMF visent à éviter les prévisions « peu réalistes », notamment dans la comparaison de leurs propositions de placement avec un « scénario très défavorable » :
- « Les simulations de performances sont réalisées sur la base dhypothèses de marché réalistes ;
- les hypothèses de volatilité utilisées dans un graphique de simulation de performances futures sont cohérentes avec les actifs sous-jacents, lallocation et la durée dinvestissement simulés ;
- une simulation tient compte de lhorizon de placement et est basée sur des hypothèses raisonnables de marché cohérentes avec cet horizon (taux dintérêts, volatilité, inflation, etc.) fondées sur des éléments objectifs ;
- ne pas utiliser des hypothèses économiques à long terme de taux dintérêt pour simuler à court terme des performances futures de placement en taux dintérêts. »
(1) Prestataire de services dinvestissement (PSI), conseiller en investissements participatifs (CIP) et conseiller en investissements financiers (CIF).
















