« Un capitalisme sans capitaux peut-il exister ? ( ) Peut-on faire sans réserve le choix de léconomie de marché sans se préoccuper réellement du bon fonctionnement du marché des instruments financiers ni de lallocation de lépargne ? », sest interrogé Gérard Rameix. « La réponse est clairement non. Et cest pourtant ce que nous faisons en France depuis des années où la méfiance à légard de la finance est largement partagée tant sur léchiquier politique que dans lopinion. »
Le président du régulateur français du secteur financier appelle ainsi de ses vux un « discours mobilisateur sur lenvironnement boursier » : « La fonction première des marchés financiers est de financer léconomie, de faire en sorte que des projets innovants se développent. Ils participent à la création de valeur et demplois. » Mais au-delà de la nécessité « de redonner confiance aux épargnants individuels », Gérard Rameix a aussi appelé à « repenser notre politique de lépargne ». Il a relevé ces derniers mois « quelques initiatives intéressantes » comme le relèvement du plafond du PEA, la mise en place du PEA-PME ou la création des assurances-vie euro-croissance. Mais il les pense insuffisantes, sans toutefois proposer dans ce discours dautres pistes.
Il sy inquiète par contre de limpact de la Taxe sur les transactions financières (TTF), une initiative « [portée] par des intentions louables », mais qui risque selon lui de nuire à « lactivité économique de la place de Paris » et de « décevoir ceux qui croient à la promesse dune nouvelle ressource » : « Selon moi, une TTF ne peut sentendre quà une échelle internationale beaucoup plus large que celle de onze pays de lUnion qui naturellement nincluent pas la Place financière la plus active [la City de Londres, NDLR]. »

















