De début janvier à fin septembre 2014, le Plan épargne logement (PEL) a attiré près de 10 milliards d’euros. Un succès record qui a un effet négatif sur les résultats financiers des groupes bancaires.

La très importante collecte du PEL en 2014, qui s’est accélérée au 3e trimestre, « a un coût non négligeable pour les banques » selon Les Echos. En cause : le décalage entre la rémunération du PEL, 2,50%, et les taux actuellement pratiqués sur les marchés financiers, bien plus bas. Le quotidien économique affirme que « plusieurs banques françaises » ont annoncé avoir subi un « impact PEL » négatif lors du 3e trimestre 2014. Le groupe Crédit Agricole aurait provisionné 23 millions d’euros en conséquence. BPCE parle pour sa part de « provisionnement conservateur et adéquat ».

BNP Paribas et la Société Générale notent de leur côté un effet négatif. BNP Paribas cite dans ses résultats trimestriels, publiés fin octobre, un « effet PEL/CEL significatif ce trimestre : -45 millions d’euros ».

Dans les résultats financiers de la Société Générale, l’encours du Plan épargne logement enregistre la plus forte hausse sur un an de l’ensemble des « dépôts et épargne financière ». Là encore, ce succès provoque un effet négatif dans les résultats financiers, de 63 millions d’euros dans le cas de la banque rouge et noire, soit un montant bien supérieur aux -1 puis -15 millions des deux trimestres précédents.

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La baisse envisagée de la rémunération de l’assurance-vie en euros pour l’année 2014 risque de mettre encore plus en valeur le taux garanti du PEL, à 2,50% hors cotisations sociales. A priori au grand dam des banques, Les Echos citant le directeur général délégué de BNP Paribas qui qualifie le rendement du PEL d’« anomalie de marché ».

Lire par ailleurs sur cBanque : 4,5 milliards de collecte pour le Plan épargne logement au 3e trimestre 2014