La médiation de l'AMF est un service gratuit, confidentiel, impartial et indépendant pour résoudre à l'amiable des litiges en matières de placement financier. La proposition du médiateur est non contraignante, les parties demeurent libre d'accepter ou non.
Le médiateur de l'AMF a enregistré 3 010 dossiers reçus contre 2 204 en 2024, soit une hausse de 37% sur un an. La dynamique ne faiblit pas en 2026 avec 1 865 dossiers enregistrés sur les six premiers mois de l'année, soit une progression de 31% par rapport à la même période en 2025. Conséquence logique : les délais s'allongent. Ils sont passés de 3 mois et demi en moyenne à plus de 4 mois.
Le nombre de dossiers traités et clos progresse également de manière importante, précise l'AMF, avec 2 772 dossiers traités et clos en 2025, contre 1 969 en 2024, soit une hausse de 41%.
Les litiges liés aux plans d'épargne en actions (PEA) ont bondi de près de 150% en un an, devenant le principal motif de saisine du médiateur de l'AMF, qui pointe notamment les difficultés liées aux transferts entre établissements dans près de trois quarts des cas. Le PEA permet d'investir dans des actions d'entreprises européennes tout en bénéficiant d'une fiscalité avantageuse, explique le ministère de l'Économie sur son site internet.
L'épargne salariale demeure également un sujet majeur, avec des demandes de déblocage anticipé qui constituent le premier motif de saisine.
Le financement participatif est la thématique de litiges qui a connu la plus forte progression en 2025.
La hausse du nombre de dossiers concernant des crypto-actifs s'est aussi poursuivie en 2025, mais plus de la moitié ont été irrecevables car traitant de faits susceptibles de constituer une escroquerie.
« On constate que dans un nombre assez important de litige, objectivement, une attention un peu plus grande au stade de la réclamation aurait pu aboutir à une solution sans saisine du médiateur », souligne Rémi Bouchez, médiateur de l'AMF.
Début septembre, le médiateur de l'assurance avait également fait état d'une forte hausse du nombre de saisine en 2025 (+28%), posant la question de la lisibilité des contrats d'assurances.
















