Cest un nouveau coup dur pour EDF et les contribuables. Le 9 octobre, lentreprise à capitaux publics lEtat est actionnaire à hauteur de 83,7% - a annoncé devoir injecter 1,5 milliard deuros supplémentaires pour construire lEPR de Flamanville, alourdissant ainsi encore un peu plus la facture totale du réacteur nucléaire.
En effet, alors quen 2007 les estimations initiales tablaient sur un budget de 3,5 milliards deuros et une mise en service en 2012, le coût de la construction atteint à lheure actuelle 3,5 fois plus, à 12,4 milliards deuros. Cela représente 155 euros par Français - via la participation de l'Etat - pour ce seul réacteur. Sans même parler des pertes dues au report de la production, puisque son démarrage est reporté à 2023. Un chiffre qui permet de relativiser le coût annuel de la SNCF pour les Français, que MoneyVox évoquait il y a quelques jours.
Ce surcoût est dû à des anomalies constatées sur une soixantaine de soudures, dont 8 sont critiques. Cest pourquoi, en juin dernier, lAutorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a imposé à EDF de les reprendre. Mais la tâche est complexe car ces malfaçons se situent dans la traversée de lenceinte de confinement du réacteur. Doù ce dépassement budgétaire d'ampleur.
Pour y parvenir, EDF compte utiliser des « robots télé-opérés, conçus pour mener des opérations de grande précision à lintérieur des tuyauteries concernées », explique la société par communiqué. Mais cette technique doit encore être validée par lASN. LAutorité a jusquà fin 2020 pour évaluer la fiabilité du procédé et rendre sa décision. Si elle sy oppose, la mise en route de ce réacteur de 3ème génération pourrait êre décalée dun an encore. Et, un surcoût supplémentaire de 400 millions deuros serait alors à prévoir.
















