Une hausse du prix repère du gaz de 7,4% en moyenne. C'est ce qu'a annoncé la Commission de régulation de l'énergie (CRE) ce mercredi 10 juin. En cause, la hausse du tarif d'acheminement et des prix sur le marché de gros, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient.
Si, pour le moment, les conséquences sur les factures restent légères (+2,70 euros en moyenne le mois prochain selon la CRE), le coût pèsera davantage sur les consommateurs cet hiver si les prix restent au même niveau.
« La baisse de juin est déjà effacée : le prix du kWh chauffage atteint désormais 0,12766 euros/kWh, soit +17,6% sur un an, tandis que le tarif “cuisson” progresse de près de 15% sur la même période. Les tarifs actuels atteignent désormais leurs niveaux les plus élevés depuis 2013 », constate le fournisseur Papernest.
Données indicatives fournies par la Commission de régulation de l'énergie (CRE)
© MoneyVoxSelon ses calculs, pour un foyer chauffé au gaz consommant 11 200 kWh par an, la facture annuelle projetée atteint désormais 1 789 euros. Il s'agit d'un surcoût d'environ 283 euros par rapport à juillet 2025, soit une hausse proche de 19% sur un an. Pour les ménages utilisant le gaz uniquement pour la cuisson et l'eau chaude (4 000 kWh/an), la facture annuelle atteint désormais 794 euros, soit 117 euros de plus qu'un an auparavant.
Comparer les offres pour limiter la hausse
L'augmentation des factures de gaz est inévitable : toutes les offres répercutent la hausse des coûts de l'acheminement en juillet. Une solution, réalisable immédiatement et sans surcoût, peut cependant permettre de la limiter : comparer les offres, car elles sont nombreuses et les tarifs proposés par les fournisseurs varient fortement dans la plupart des régions.
Le médiateur de l'énergie propose un outil indépendant pour le faire. D'après notre simulation réalisée le 11 juin pour un foyer basé à Rennes et se chauffant au gaz, avec 17 000 kWh consommés chaque année, les prix vont de 2 022 euros à 2 842 euros par an, pour 36 offres proposées.
Il est conseillé de comparer le prix de son offre actuelle avec les propositions recensées : certaines offres fixes souscrites avant la crise restent intéressantes. Et, en cas de changement, mieux vaut opter pour un contrat à prix fixe : les offres indexées sur le prix repère du gaz ou sur le prix du marché de gros augmenteront en juillet.
« Prendre une offre fixe avant la hausse du 1ᵉʳ juillet permet d'avoir une garantie sur les prix maximums du gaz pour l'hiver prochain. Les particuliers ne sont pas engagés, si les prix venaient à baisser, il sera possible de changer d'offre à nouveau », précise Sylvain Le Falher, cofondateur de la société spécialisée dans la rénovation énergétique Hello Watt.
Étudier un changement de mode de chauffage
Autre possibilité, toutefois moins immédiate et plus coûteuse, au moins dans un premier temps : changer de mode de chauffage. Les pompes à chaleur sont particulièrement aidées en ce moment, notamment dans le cadre du Plan d'électrification.
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