Jean-Pierre Farandou a écrit la semaine dernière aux partenaires sociaux pour les appeler à trouver d'ici le 19 décembre un accord sur une « réforme structurelle » de la prise en charge des arrêts maladie pour trouver un milliard d'euros d'économies. Le ministre a demandé « une conclusion » des négociations « au plus tard le 19 décembre ».

« Le cahier des charges que je leur propose est de moins protéger les arrêts courts, pour qu'il y ait moins d'arrêts courts, mieux protéger les arrêts longs, et vous avez trois millions de salariés dans notre pays qui sont mal protégés », comme les intérimaires, a-t-il détaillé sur TF1.

Selon le ministère, le nombre d'arrêts maladie indemnisés a augmenté de 10% en quelques années pour atteindre neuf millions en 2025, pour un coût de 17,9 milliards d'euros pour l'Assurance maladie.

Sur les arrêts longs, « l'idée est de mieux soigner les gens pour qu'ils puissent plus rapidement revenir travailler » et, en parallèle, « il faut se battre contre les abus, parce que ces abus font mal aux finances », a-t-il ajouté, plaidant pour « dépenser moins et dépenser mieux ». « Il faut responsabiliser aussi les entreprises pour la prévention », a souligné Jean-Pierre Farandou.

Récemment, de nouvelles règles sont déjà entrées en vigueur concernant les arrêts de travail. Depuis le 1er septembre, la durée des arrêts de travail a été réduite à un mois pour une première prescription et à deux mois pour une prolongation.

La durée maximale d'indemnisation de certains arrêts de longue durée a aussi été réduite à un an, depuis le 15 octobre. Cette mesure concerne les assurés bénéficiant du régime des affections de longue durée (ALD) non exonérantes.